Les entreprises de moins de
50 salariés qui embauchent
leur premier apprenti ou un
apprenti supplémentaire
peuvent bénéficier
jusqu'au 30 juin 2010, d’une
prime de 1
800 euros. 
La mesure "Zéro
charges"
Pour aider les petites entreprises
qui veulent embaucher en 2009,
une aide exceptionnelle leur
permet désormais d’exonérer
totalement de charges patronales
toute embauche réalisée
au niveau du SMIC depuis le
4 décembre 2008. L’aide
est ensuite dégressive
jusqu’à 1,6 SMIC.
A ces mesures nationales s'ajoutent
des aides régionales,
des primes à l'embauche
variables suivant les régions.
Exonération
aux entreprises
Pour les contrats conclus avant
le 1er janvier 2007 : l'Etat
prend en charge totalement les
cotisations des assurances sociales,
des accidents du travail et
des allocations familiales dues
par l'employeur au titre des
salaires versés aux apprentis.
L'Etat prend également
en charge les cotisations sociales
salariales d'origine légale
et conventionnelle imposées
par la loi dues au titre des
salaires versés aux apprentis
Les cotisations restant dues
sont calculées sur une
base forfaitaire.
Pour les contrats conclus à
compter du 1er janvier 2007
: la règle est la même
que celle visée ci-dessus,
à une exception près
: l'employeur sera désormais
redevable des cotisations d'accidents
du travail dues au titre des
salaires versés aux apprentis.
Les cotisations restant dues
sont calculées sur une
base forfaitaire.
Exonération
des cotisations sociales dans
les départements du Bas-Rhin,
du Haut-Rhin et de la Moselle,
Employeurs inscrits au répertoire
des métiers (artisans)
ou, dans les départements
du Bas-Rhin, du Haut-Rhin
et de la Moselle, au registre
des entreprises, et employeurs
occupant moins de 11 salariés
(non compris les apprentis)
Pour les contrats conclus avant
le 1er janvier 2007 : l'exonération
porte sur la totalité
des cotisations patronales et
salariales d'origine légale
et conventionnelle imposées
par la loi, à l'exception
des cotisations supplémentaires
d'accident du travail.
Pour les contrats conclus à
compter du 1er janvier 2007
: l'exonération porte
sur les cotisations patronales
(à l'exclusion de celles
dues au titre des accidents
du travail et des maladies professionnelles)
et salariales d'origine légale
et conventionnelle imposées
par la loi.
L'exonération
de cotisations sociales patronales
due au titre des salaires versés
aux apprentis s'applique jusqu'à
l'échéance du
contrat.
Le seuil d'effectif s'apprécie
au 31 décembre précédant
la date de conclusion du contrat.
L'indemnité
compensatrice forfaitaire
Les contrats d'apprentissage
ouvrent droit à une indemnité
compensatrice forfaitaire versée
à l'employeur par la
région (ou la collectivité
territoriale de Corse) dans
le ressort de laquelle est situé
l'établissement du lieu
de travail de l'apprenti.
Le montant minimal de cette
indemnité est fixé
à 1
000 € pour chaque
année du cycle de formation.
Ce montant est proratisé
en fonction de la durée
du contrat lorsque celle-ci
est inférieure à
un an (avec un minimum de 6
mois) en application des dispositions
de l'article L. 115-2 du Code
du travail.
L'employeur est tenu de reverser
à la région ou
à la collectivité
territoriale de Corse l'intégralité
de l'indemnité perçue
au titre du cycle de formation,
dans les cas suivants :
1°
Décision d'opposition
à l'engagement d'apprentis
prise en application de l'article
L. 117-5 du Code du travail
;
2°
Rupture du contrat dans le cas
prévu à l'article
L. 117-5-1 du Code du travail,
c'est-à-dire en cas de
risque sérieux d'atteinte
à la santé ou
à l'intégrité
physique ou morale de l'apprenti
;
3°
Violation par l'employeur des
obligations prévues à
l'article L. 117-7 du Code du
travail (assurer dans l'entreprise
la formation pratique de l'apprenti,
faire suivre à l'apprenti
la formation dispensée
par le CFA...) ;
4°
Rupture du contrat d'apprentissage
à l'initiative de l'employeur,
hors les cas prévus à
l'article L. 117-17 du Code
du travail, c'est-à-dire
hors cas de rupture pendant
les 2 premiers mois du contrat,
ou d'un commun accord ou pour
faute grave de l'apprenti ou
inaptitude ;
5°
Résiliation du contrat
d'apprentissage prononcé
par le conseil de prud'hommes
aux torts de l'employeur en
application de l'article L.
117-17 du Code du travail.
En cas de rupture du contrat
d'apprentissage à l'initiative
de l'apprenti, hors le cas de
rupture faisant suite à
l'obtention du diplôme
ou du titre préparé,
l'employeur est également
tenu de reverser à la
région ou à la
collectivité territoriale
de Corse le montant de l'indemnité
compensatrice forfaitaire calculé
au prorata de la durée
du contrat restant à
courir.
L'absence de prise en compte
dans les effectifs
Les apprentis ne sont pas pris
en compte dans le calcul de
l'effectif du personnel des
entreprises dont ils relèvent
pour l'application à
ces entreprises des dispositions
législatives ou réglementaires
qui se réfèrent
à une condition d'effectif
minimum de salariés,
exception faite de celles qui
concernent la tarification des
risques d'accidents du travail
et de maladies professionnelles.
Le
crédit d'impôt
apprentissage
Les entreprises imposées
d'après leur bénéfice
réel ou exonérées
en application de dispositions
particulières (entreprises
nouvelles, jeunes entreprises
innovantes, entreprises implantées
en ZFU ou en Corse) peuvent
bénéficier d'un
crédit d'impôt
égal au produit du montant
de 1
600 € par le nombre
moyen annuel d'apprentis qu'elles
emploient (voir précisions
ci-dessous).
Ce montant est porté
à 2
200 € lorsqu'il
s'agit d'apprenti reconnu travailleur
handicapé ou lorsque
l'apprenti, âgé
de 16 à 25 ans, bénéficie
de l'accompagnement personnalisé,
renforcé et assuré
par un référent,
prévu au profit des jeunes
rencontrant des difficultés
particulières d'accès
à l'emploi.µ
Pour les exercices ouverts depuis
le 1er janvier 2006, il est
également fixé
à 2
200 € :
lorsque l'apprenti est employé
par une entreprise portant le
label « Entreprise du
patrimoine vivant » au
sens de l'article 23 de la loi
n° 2005-882 du 2 août
2005 en faveur des petites et
moyennes entreprises ; les modalités
et la procédure d'attribution
de ce label sont fixées
par le décret n°
2006-595 du 23 mai 2006 (JO
du 25) et un arrêté
du 26 mai 2006 (JO du 21 juin)
;
lorsque l'apprenti a signé
son contrat d'apprentissage
dans le cadre de la formation
d'apprenti « junior »,
après avoir terminé
son parcours d'initiation aux
métiers ;
lorsque l'apprenti a signé
son contrat d'apprentissage
à l'issue d'un contrat
de volontariat pour l'insertion
mentionné à l'article
L. 130-1 du code du service
national.
Pour le calcul du crédit
d'impôt mentionné
ci-dessus, il y lieu de calculer
le nombre moyen annuel d'apprentis
comme suit :
le nombre moyen annuel d'apprentis
est calculé au titre
d'une année civile en
prenant en compte les apprentis
dont le contrat a atteint une
durée d'au moins un mois.
Cette condition s'apprécie
au 31 décembre de l'année
civile au titre de laquelle
le crédit d'impôt
est calculé. Pour le
calcul du nombre moyen annuel
d'apprentis, le temps de présence
d'un apprenti dans l'entreprise
au cours d'une année
est calculé en mois.
Tout mois commencé est
comptabilisé comme un
mois entier ;
un nombre moyen annuel d'apprentis
doit être calculé
pour chaque catégorie
d'apprentis ouvrant droit à
un montant de crédit
d'impôt différent
(1 600 € ou 2 200 €,
voir ci-dessus) ;
[Source : www.travail.gouv.fr
]