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Donner du sens à l'Apprentissage
L'AGEFA PME sur le front de la modernisation des formations en alternance
l'AGEFA PME est la structure de la CGPME* dédiée à l’enseignement professionnel.

Jean-Jacques Dijoux, son directeur général, mène depuis cinq ans une politique volontaire pour réunir le monde économique et l'Education nationale dans un même objectif : favoriser l’insertion des jeunes dans le monde de l’entreprise, notamment grâce à l'apprentissage.

Une démarche de bon sens qui apparaît encore curieusement nécessaire en préalable à toute réforme du système éducatif.

"Les entreprises ont changées, l'enseignement professionnel doit s'adapter et l'école doit s'impliquer." Jean-Jacques Dijoux voit l'avenir se dessiner autour d'un grand principe qu'il nomme "le socle éducatif d'insertion" qui devrait selon lui complèter le "socle commun de connaissances et de compétences" introduit dans la loi en 2005.

Pour le patron de l'AGEFA PME tout élève doit également mieux connaître et appréhender le monde économique avant la fin de sa scolarité obligatoire.

Dans le but de fédérer les opinions sur cet enjeu national, l'AGEFA PME pilote depuis deux mois une consultation sur tous les territoires, avec une grande question : quel devrait être l'enseignement professionnel de demain pour garantir aux jeunes une insertion de qualité, durable et évolutive ?

Des tables rondes sont organisées dans des grandes villes pour que se rencontrent écoles et entreprises et un site internet, ouvert pour recueillir avis et témoignages, enregistre déjà près de 6 000 réponses.

Interrogé par L'APPRENTI sur la baisse constante du nombre des apprentis en France depuis deux ans (8 % en 2013, 3% en 2014) Jean-Jacques Dijoux n'y voit aucune fatalité : "La situation économique n'est pas la seule responsable, la première raison de ce déclin est l'instabilité juridique autour de l'apprentissage : mesures, contre-mesures, encouragements et sanctions qui inquiètent les employeurs. Et aussi la persistance des politiques à proclamer l'apprentissage comme le meilleur moyen de lutter contre le décrochage scolaire! Comment voulez vous motiver un employeur avec un argument pareil!".

En effet, le paradoxe est de taille, quand tout le monde déplore l'ancrage des préjugés comme le principal obstacle au développement de l'apprentissage, de telles déclarations laissent pantois. Comment lutter quand les prescripteurs eux même entretiennent le vieux concept de la voie de garage. Heureusement, la mobilisation de l'opinion et des acteurs influents de la sphère économique peuvent corriger ces errements. Comme la consultation de l'AGEFA PME qui devrait aboutir à des propositions concrètes qui seront présentées au gouvernement en février.

Selon Jean-Jacques Dijoux, la réussite du modèle allemand n'est pas non plus un exemple sans faille, il y manque une dimension très importante à ses yeux, le socle éducatif d'insertion. Un éclairage sur l'entreprise dans son environnement économique qui permettrait aux apprentis de s'ouvrir à des perspectives d'évolution et qui faciliterait leurs progressions professionnelles.

AGEFA PME est présente sur tout le territoire grâce à un réseau d’établissements d’enseignement professionnel et de CFA partenaires qui accueillent 4500 jeunes. A ces jeunes, l'organisation promet un parcours en autonomie propice au développement de leur potentiel individuel et un accompagnement permanent (tuteur, professeurs référents…) pour mener leur projet à bien.

Consultation nationale:je donne mon avis sur l'Apprentissage

(*)CGPME: Confédération Générale des Petites et Moyennes Entreprises
 Christophe Montoriol  -  02/05/2015  -  Plus d'infos sur AGEFA PME 
Apprentissage! Combien de divisions ?
Quelle différence entre un apprenti français, anglais et allemand?
La fondation IFRAP publiait récemment une étude comparant les différences du coût salarial d'un apprenti dans trois pays : la France, l'Allemagne et l'Angleterre.

L'apprentissage en Allemagne est souvent cité comme un modèle d'intégration, le chomage des jeunes y est en effet trois fois moins important qu'en France et le nombre d'apprentis trois fois plus importants.

La recette des allemands: un salaire moyen peu élevé, ce qui encourage les employeurs à recruter, et une formation en exacte adéquation avec le marché du travail.

Ce sont les entreprises allemandes par l'intermédiaire de leurs syndicats ou fédérations qui déterminent les programmes pédagogiques. L'âge de l'apprenti n'entre pas en ligne de compte pour le calcul de son salaire, qui augmentera chaque année.

En Angleterre, un apprenti est rémunéré selon un barême assez comparable à celui appliqué en France, à la fois en fonction de son âge et de son expérience. Un apprenti anglais gagne en moyenne l'équivalent d'un apprenti allemand, soit deux fois moins qu'un apprenti français.

Autre constation, le temps de l'alternance. Apprentis anglais et allemand travaillent plus de 1200 heures par an dans l'entreprise, 910 heures pour un français. Chez nos voisins, la part de l'alternance favorisant les entreprises, elles sont incitées à recruter.

Des différences qui s'expriment dans le nombre d'apprentis employés : 1,5 millions en allemagne, 860 000 en Angleterre, 400 000 en France.

Dur, quand on examine le coût public de la formation d'un apprenti en France comparé à celui des deux autres pays. Pour un apprenti français la dépense publique s'élève à 11 200 euros par an, 7000 euros pour un allemand, 2500 euros pour un anglais!

Cherchons l'erreur, de telles différences ne peuvent se justifier par un modèle social exemplaire en France. A cet égard, à l'exception du SMIC, l'Angleterre et l'Allemagne offrent un niveau comparable. Sans doute les apprentis de ces pays sont ils moins bien payés au début mais ils ont du travail, et malgré les écarts constatés dans les conditions de leurs formations, à leur entrée dans la vie pleinement active les ressortissants allemands et anglais atteignent un niveau de vie égal à celui d'un français.

Quand on interroge le Captain Cap sur cette situation, il s'étonne et fait une proposition qui lui semble de bon sens : «quand les apprentis coutent deux fois moins cher à l'entreprise, elle recrute, donc faisons le. Et puisqu'on veut maintenir le salaire de nos apprentis, compensons avec de l'argent public. Lequel ? Celui que l'état dépense déjà mais pas au bon endroit! »

Evidemment, tant de candeur fait sourire..

En France où le taux de chomage des jeunes est historique (25%), tout le monde s'émeut: "apprentissage, apprentissage!" proclament les parlementaires, élus et prescripteurs de tous bords, en sautant comme des cabris. Ce sursaut, bondissant, conduira-t-il aux réformes vraiment efficaces qui permettraient d'atteindre 500 000 emplois d'apprentis en 2017?

Un voeux formulé par le gouvernement qui, s'il s'en tient aux mesures fiscales incitatives et au contrat moral du pacte de responsabilité, risque fort d'être déçu.

Il y va plus vraisemblablement d'une réforme profonde et courageuse, rognant sûrement un peu sur les acquis, les pouvoirs et les préjugés. Hélas, on sait combien de telles remises en cause sont douloureuses et échouent le plus souvent misérablement.

Les groupes de pressions bien installés qui érigent leurs barricades devant des élus désarmés ou complaisants ne semblent pas prêts à céder du terrain, toute parcelle étant acquise, le progrès social est dans leurs mains.

Dans la résistance, l'Education Nationale occupe le premier rang, mais l'implication de la ministre Najat Vallaud Belkacem lors de la journée de mobilisation pour l'apprentissage initiée par François Hollande le 19 septembre dernier éveille une lueur d'espoir...
 Christophe Montoriol  -  18/01/2015  -  Plus d'infos sur Etude Fondation IFRAP 
Avis () de : Lorie (03/02/2015)

C'est vrai que profs, proviseurs, déléguées de parents d'élève, tous généreux et bien pensants, continuent de menacer les élèves de finir en apprentissage si ils n'ont pas de bons résultats. Moralité, un quart d'entre eux s'inscrivent au chomage et ceux qui choisissent l'apprentissage doivent lutter en plus contre ces préjugés pour réussir. Merci
Avis () de : Marin (21/01/2015)

On privilégie les gros salaires et on délaisse toutes les orientations de nos jeunes. Ces derniers ne veulent plus les métiers trop ingrats et veulent tous des horaires de bureaux et dans un local chauffe. Toutes les formations sont saturées et on continue sur la même lancée alors que près de 175000 emplois ne sont pas pourvus : ouvriers qualifiés, artisanat, commerce et dans l industrie.
Charlie est mort. VIVE Charlie !
“L'amour plus fort que la haine”. La rédaction de L'APPRENTI pleure les meilleurs des dessinateurs de presse, les plus drôles et les plus inoffensifs, champions de la dérision, victimes de la barbarie
Charlie Hebdo qui luttait contre la bêtise, l'obscurantisme et l'intégrisme a été lâchement attaqué et ses journalistes assassinés, de même que les policiers qui se sont interposés.

L'émotion populaire en France mais aussi dans le monde est immense car cet attentat atteint au coeur un des principes le plus cher à la démocratie : la liberté de penser et de s'exprimer.

C'est grace à ces journalistes libres de s'exprimer que notre société se protège de toutes les formes de dictatures.

Les assassins, pitoyables pantins endoctrinés d'un mouvement sectaire, hantés par la haine, n'ont aucune conscience de l'importance de ce droit imprescriptible.

Ils ont cru effacer l'injure faîte à leur croyance par la violence, c'est dire la misère de leurs repères et l'aveuglement qui les a conduit à cette barbarie. La très grande majorité des musulmans est abasourdie et désespérée d'assister à cette dérive comme le démontre tous les témoignages au lendemain de la tuerie.

Cabu avait dessiné le prophète musulman se désolant d'être aimé par les cons, cette carricature à la une de Charlie était un des objets des nombreuses plaintes portées contre le journal.

Pourtant le dessin ne désignait pas les musulmans dans leur ensemble mais seulement les fanatiques de cette religion. Il dénoncait le fanatisme, l'intégrisme intolérant, tout comme les Imam qui multiplient les déclarations à la presse aujourd'hui, mais avec la force d'un seul dessin, qui résume tout d'un trait.

On ne peut que dénoncer l'ignorance, la bêtise qui conduit à l'incompréhension violente, à l'attentat bête et méchant.

Ils ont payé de leur vie notre liberté, l'émotion de la France et du monde entier montre combien c'est ce que nous avons de plus cher.

Cet attentat est raté. Il isole encore plus ses instigateurs et renforce notre attachement aux valeurs démocratiques

Reste que les auteurs de cette ignoble bévue ont grandi dans nos quartiers, chiens errants sans conscience mais fascinés par la violence, moyen facile de la reconnaissance.

Du rap au djihad, une autre façon d'exprimer la misère sociale qui recouvre ces banlieues. Si l'éducation, la formation, l'apprentissage, sont les outils les plus efficaces de l'intégration de ces jeunes en déshérence, c'est l'envie, le goût d'apprendre qui manque cruellement. La réponse n'est pas technique ni spirituelle, mais morale.

"La conscience ne se développe et n'agit qu'avec la lumière de l'homme." nous rappelle Rousseau dans son Discours sur les inégalités.

Le philosophe des lumières recommande d'éclairer d'en bas, les rayons du ciel illuminant un peu trop. Les bonnes volontés sont nombreuses, mais il faut des moyens, une action cohérente.

Daniel Cohn-Bendit suggère que 10% des recettes publicitaires générées par le foot-ball soient prélevées au profit des associations qui agissent dans les quartiers déshérités. Une idée séduisante, provocatrice et sans fondement: aucune loi ne y les obligera et qui peut croire à la clairvoyante générosité des magnats du foot!

Il paraît assez clair cependant que c'est sur ce plan qu'il faut agir, mobiliser du personnel humain, conseillers, formateurs et en assumer le coût salarial.

Une autre suggestion: en 2013, la Cour des Comptes épinglait les indemnités perçues par les arbitres et juges sportifs, exonérées d'impôt et de charges sociales si leur montant ne dépasse pas 14,5% du plafond de la sécurité sociale (soit 5.370 euros pour 2013). Celà représente 16 millions d'euros par an qu'on pourrrait affecter plus utilement aux Centres d'Informations et d'Orientation (CIO, CIDJ), aux Associations d'aides aux familles, etc..

Charlie Hebdo sortira mercredi prochain et sera tiré à un million d'exemplaires. Le tirage habituel est de 60.000 exemplaires.

On peut manifester son soutien à Charlie Hebdo en souscrivant un abonnement. Les prix s’échelonnent de 21,60 euros pour 3 mois à 166,50 euros pour une durée de 2 ans.

Le site viapresse.com qui enregistre les abonnements publie cette annonce (antérieure à l'évènement) : " Parce que Charlie Hebdo ne cède pas aux menaces de mort. Parce que Charlie Hebdo ne cède pas aux attentats. Parce que Charlie Hebdo n’est pas soumis à Dieu. Parce que Charlie Hebdo n’a de compte à rendre qu’à ses lecteurs. Charlie Hebdo est un journal satirique, laïc, politique et d’information .." Suivez le lien ci-dessous >
 Christophe Montoriol  -  07/01/2015  -  Plus d'infos sur Abonnement à Charlie Hebdo 
Avis () de : Jean (14/01/2015)

Avis aux lecteurs qui voudraient s'abonner en ligne. Tout comme les kiosques à journaux, les sites sont inopérants. Trop de connections, patientons ..
Avis () de : Lou (14/01/2015)

Moi je suggère d'écarter tous les intégristes de l'Education Nationale, profs, syndicalistes, chefs de ceci, directeurs de cela, qui luttent de toute leurs forces et de leurs convictions contre l'apprentissage.
Avis () de : mimi (14/01/2015)

Bonne idée de reprendre un peu aux privilégiés pour les moins favorisés
Rupture du contrat.
Attention à respecter la règle
Nombreux sont les employeurs qui négligent ou méconnaissent les règles du contrat d'apprentisssage
La rupture du contrat d'apprentissage obéit à peu près aux même règles du droit du travail que les contrats de droit commun. Mais nombreux sont les employeurs qui négligent ou méconnaissent ces règles, notamment celles qui concernent une rupture intervenant pendant la période d'essai. Une méconnaissance qui entraîne souvent des litiges douloureux portés devant les prud'hommes et les tribunaux civils.

Pendant l’essai la rupture du contrat peut intervenir à tout moment, sans préavis ni indemnités (sauf stipulations conventionnelles contraires).

Cependant pour respecter la procédure l'employeur doit rédiger une constatation de rupture unilatérale du contrat d'apprentissage et la notifier au directeur du CFA, ainsi qu'à l'organisme ayant enregistré le contrat. Puis remettre à l'apprenti avant la fin de l'essai les documents habituels de fin de contrat (certificat de travail, reçu pour solde de tout compte et attestation Pôle emploi) ainsi qu'une copie de la déclaration faite auprès du CFA.

Attention, seul le respect strict de cette procédure permet de formaliser la rupture du contrat d’apprentissage.

Il est également nécessaire de prévenir l'apprenti de la décision d'une rupture pendant la période d'essai, même si l'apprenti ne se présente plus à son travail. En cas de litige les juges exigeront la preuve que l'apprenti a bien pris connaissance de cette décision [voir l'arrêt de la cour cassation n°1612]. Cette preuve peut être apportée par le justificatif d'une lettre recommandée AR.

Dans les règles communes : prévenir 24 heures en deçà de 8 jours de présence, 48 heures entre 8 jours et 1 mois de présence, 2 semaines après un mois de présence.

Par ailleurs, l’employeur ne doit pas faire un usage abusif du droit qui lui est reconnu de rompre la période d’essai à tout moment ; un employeur a ainsi été condamné à verser des dommages-intérêts au salarié pour avoir mis fin à une période d'essai au bout de deux jours de travail, sans avoir pu, précisent les juges, apprécier la valeur professionnelle du salarié. De manière générale, comme le rappelle la Cour de cassation, « la période d’essai étant destinée à permettre à l’employeur d’apprécier la valeur professionnelle du salarié, est abusive sa rupture motivée par des considérations non inhérentes à la personne du salarié ».
Pièce maîtresse
Le gouvernement lance une nouvelle campagne de promotion de l'apprentissage qui vise en priorité les chefs d'entreprises
Comment lutter contre la frilosité des employeurs échaudés par le ralentissement économique et l'impact de la diminution des aides en 2012?

Sur ce point le gouvernement a pris conscience qu'il pouvait rompre tout à fait l'équilibre fragile de l'emploi en apprentissage. Le nombre des contrats en chute constante et régulière depuis le début de la crise en 2007, s'est accru brutalement depuis deux ans (- 8% en 2013).

Il ėtait urgent de réagir et le gouvernement semble corriger le tir avec des mesures nouvelles propres à redonner confiance et "faire progresser l'apprentissage vite et mieux".

Cette campagne vient couronner un nouveau dispositif, annoncė par François Hollande le 19 septembre, qui augmente les aides aux entreprises, améliore le statut des apprentis, implique d'avantage l'Education Nationale.

Lors de la présentation du plan de communication à la presse et aux acteurs de l'apprentissage, le ministre de l'emploi Francois Rebsamen s'appuie sur un principe fort: "l'apprenti est une pièce maîtresse dans l'entreprise, qui lui garantit un nouveau collaborateur formé à sa culture et à ses méthodes".

Mais une pièce manquante qu'il faut réajuster d'urgence si l'on veut atteindre les 500 000 apprentis en 2017.

C'est donc naturellement le concept du message télévisė qui montre l'environnement de trois entreprises qui attendent le retour de la pièce manquante. La scène principale du spot a été tournė au CFA de Villeneuve la Garenne avec le concours des apprentis en carrosserie qui ont réalisé une partie du décor.

La campagne télé et radio sera diffusėe sur la plupart des chaînes à partir de samedi 11 octobre et couvrira les créneaux horaires familiers des chefs d'entreprise.

"L'apprentissage, c'est votre avenir", un rappel à ces chefs d'entreprises qui admettent unanimement que le dispositif offre une ressource formidable en personnel qualifié, indispensable à leurs entreprises, mais qui pourtant recrutent peu. Il faut espérer que l'avenir verra lever ce paradoxe, avec l'aide sans doute d'une petite reprise :)
 Christophe Montoriol  -  07/10/2014
Ordre de mobilisation générale
Nouvelles mesures d'encouragement à l'embauche des apprentis
Ereinté par l'opposition lors des journées parlementaires, fustigé par l'opinion et les acteurs sociaux et territoriaux le gouvernement semble gagné par la conviction que l'apprentissage est une solution pertinente pour relancer l'emploi des jeunes.

Lors de la journée de mobilisation pour l'apprentissage le 19 septembre dernier, le chef de l'état a exposé les mesures que prendra son gouvernement pour relancer l'apprentissage. Les responsables des chambres territoriales et consulaires, les syndicats et les journalistes ont unanimement approuvé cet exposé qui dope le dispositif déjà annoncé en juillet :

  • 1000 euros pour l’embauche de tout nouvel apprenti dans une entreprise de -250 salariés
  • 2000 euros pour l’embauche de tout nouvel apprenti dans une entreprise de -11 salariés

    Ces primes seront accordées "sans condition pour cette rentrée" (en vigueur dès le 1er septembre), mais elle ne sera prolongée à la rentrée prochaine que pour les entreprises des secteurs "ayant signé un accord de branche."

    Une approbation prudente cependant, si la plupart des invités à cette réunion estiment ces mesures encourageantes, un remède pour ralentir la chute, peu d'entre eux croient vraiment qu'elles permettront d'atteindre l'objectif de 500 000 apprentis en 2017.

    Reste que le signal est fort, la mobilisation paraît sincère qui montre une volonté de corriger et lever tous les freins au développement de l'apprentissage : fusionner le statut de l'apprenti avec celui de l'étudiant, augmenter la rémunération de l'apprenti, investir dans les logements d'accueil (80 millions), investir dans les CFA (150 millions), simplifier les procédures administratives et réglementaires, doubler le recrutement des apprentis dans les services publics.

    A noter également une grande première dans l'histoire de la Vème république, l'implication forte de l'Education Nationale comme en témoigne la présence de Najat Vallaud-Belkacem à la réunion et sa déclaration : "j'ai demandé aux recteurs de mettre en place dans toutes les académies une journée d'information sur les métiers où l'apprentissage tiendra une place toute particulière. Je leur ai aussi demandé d'intégrer l'information sur l'apprentissage dans les outils d'orientation et d'affectation ...". La ministre qui, dès lundi, publicitait ces mesures en Indre et Loire (écoutez NVB sur France Bleu).

    Christophe Montoriol
  •  CM  -  22/09/2014  -  Plus d'infos sur France Bleu 
    Avis () de : Tropdecharge (11/10/2014)

    Effectivement cet argent pourrait servir à autres chose de plus pas si simple et les aides sont ridicules voir inexistante 2000 ¿ alors que cela coûte à l'entreprise,si 21 ans 756¿ la 1ère année, 870 la 2ème et si trois ans 1 112.02 Un apprenti coûte plus chère qu'un employé pour 19 heures par semaine car il n'est pas productif,souvent absent, et demande un investissement en temps qui est énorme. Il devrait y avoir un crédit d'impôt sur la totalité des salaires pour inciter cette démarche volontaire et citoyenne à aider les jeunes qui veulent apprendre un métier là, il y aurait les 500 000 en 2017 mais mettre un apprenti n'importe où, je ne suis pas d'accord, l'objectif est bien de former pas seulement d'occuper pour faire baisser les statistiques. Pour une fois penser aux jeunes !
    Avis () de : Reed (24/09/2014)

    Si l'Education Nationale s'implique, ça peut marcher! Elle a mis le temps, Les hussards noirs de la république, prétendus héritiers des idées de Jules Ferrry ont toujours méprisés l'apprentissage, ignorant du haut de leurs préjugés que les apprentis d'aujourd'hui accédent comme les autres au socle commun des connaissances exigé par la loi.
    Avis () de : Mickey (24/09/2014)

    Serait-ce enfin le signal d'un changement? il est temps, mon fils crie son indépendance et malgré les efforts de tout l'entourage pour l'en dissuader, il veut être charpentier. On est tous médecins dans la famille depuis 3 génrations! je dois bien me rendre à l'évidence, l'apprentissage a changé. Il ne représente plus la voie professionnelle des cancres! Mon fils est le meilleur en math dans sa classe! Mais sans doute un moyen de se réaliser et de s'épanouir dans une société multidisciplinaire et de plus en plus dépourvue de préjugés abscons :)
    L'APPRENTI gagne le SPI OUEST FRANCE
    Principal évènement sportif à la voile de la saison le Spi Ouest France accueille 400 concurrents et des milliers de visiteurs à La Trinité sur Mer
    Le site L'APPRENTI a choisi la voile comme support de communication auprès des jeunes, étudiants et apprentis.

    La voile sportive, vecteur d'energie, de solidarité et d'excellence valorise la performance technique et les qualités humaines.

    C'est bien l'image que nous voulons donner de l'apprentissage.

    Tous les ans le monotype de régate L'APPRENTI participe avec succès aux courses les plus importantes de la saison : courses étudiantes (EDHEC) et évènement national (SPI OUEST FRANCE).

    La victoire de L'APPRENTI cette année au SPI Ouest France aura montré au public l'image la plus valorisante d'une formation d'excellence.

    Seul apprenti en exercice cette année dans l'équipage au côté des anciens, Nicolas Barbe se forme en alternance à l'ESMA (Ecole Supérieure de Management en Alternance).

    Heureux de ce succès, juste avant de s'élancer avec son école dans la course de l'EDHEC, Nicolas s'enthousiasme : "J'entre dans la cour des grands, avec un titre d'apprenti et j'en suis fier. Vous connaissez beaucoup de gens qui étudient à l'école, travaillent en entreprise et gagnent (en équipage) la compétition la plus importante de la saison de voile ? ..."

    LAPPRENTI.COM participera en 2015 à nouveau au SPI Ouest France et aussi à la course de l'EDHEC qui se tiendra à La Rochelle.

    Le site lance dès maintenant une souscription auprès des sponsors pour le soutenir dans son action.

    Pour voir des images sur DailyMotion >
     CM  -  25/04/2014  -  Plus d'infos sur DailyMotion 
    Avis () de : Spahi (29/04/2014)

    Bravo les apprentis, une belle victoire. BRavo aussi au lycée Maritime de Boulogne qui est sur le podium :)
    Les français font confiance à l'apprentissage
    Un sondage CSA / Institut Montaigne montre l'opinion très favorable des français à l'égard de l'apprentissage
    Ce nouveau sondage commence par un grave désaveu : "Le système scolaire actuel prépare-t-il très bien les élèves au monde du travail ?" : 1% des personnes interrogées donnent un avis positif ! 23% trouvent assez bien cette préparation.

    Le chomage des jeunes, deux fois supérieur à celui des adultes, ne vient pas contredire cette opinion et n'encourage pas l'optimisme.

    Les mesures prises par le gouvernement qui proclamait l'emploi des jeunes comme un priorité sont également désavouées largement :

    A la question "Pour permettre une insertion durable des jeunes dans l'emploi, faites-vous d'avantage confiance ...?"
  • aux dispositifs de soutien à l’emploi, tels que les emplois d’avenir ou les contrats de génération : 14%
  • aux dispositifs de soutien à la formation, tel que l’apprentissage : 85%

    De toute évidence, le gouvernement n'a pas convaincu avec ces nouveaux dispositifs malgré un gros effort de promotion qui n'a servi qu'a laisser croire qu'il se détournait de l'apprentissage. Erreur vite reprise devant le tollé général des collectivités territoriales et consulaires, toutes acquises aux vertus de l'alternance.

    On peut s'interroger en effet sur la qualité des conseils qui influencent nos gouvernants et comment ceux-ci interpréteront l'opinion suivante : "Diriez-vous que le Gouvernement devrait augmenter son soutien aux entreprises et notamment les plus petites lorsqu’elles recrutent des apprentis ?"
    Réponse : oui à 93%

    Ou celle-ci : "Diriez-vous que le développement de l’apprentissage serait une mesure efficace pour lutter contre le chômage de jeunes ?"
    Réponse : oui à 89%

    Les opinions sont vives et tranchées. Pourtant 69 % des Français interrogés considèrent que l’apprentissage est mal connu et que ces formations sont surtout réservées aux métiers manuels! Le site L'APPRENTI fait pourtant beaucoup d'effort pour lutter contre cette image désuette et improductive :)

    Peut-on encore espérer une réaction qui pourrait venir du remaniement attendu après les élections municipales ? Tout le monde attend une action forte, visible, palpable. Gare à la déception, l'abstentionnisme et la montée de l'extrême droite sont déjà au rendez-vous.
  •  Christophe Montoriol  -  28/03/2014  -  Plus d'infos sur Sondage détaillé de l'Institut Montaigne 
    Avis () de : Ludo (02/04/2014)

    Sondage édifiant! Pourquoi en effet inventer des solutions qui ne marchent pas plutot que d'exploiter à fond celles qui marchent ?
    Semaine de l’Apprentissage en Bretagne
    Du 22 février au 1er mars, les CFA de Bretagne ouvrent leurs portes
    A l’heure où la question de l’orientation se pose pour nombre de jeunes Bretons, les centres de formation d’apprentis (CFA) de Bretagne ouvrent leurs portes, permettant à tous de découvrir les établissements, rencontrer les enseignants et poser des questions sur les formations.

    18 000 jeunes bretons choisissent chaque année de s'engager dans la voie de l'apprentissage pour préparer des métiers aussi divers que les travaux publics, le paramédical, l’informatique, la restauration, l’environnement...

    Toutes les dates et lieux des portes ouvertes sur le site du Conseil Régional
     CM  -  21/02/2014  -  Plus d'infos sur bretagne.fr 
    Vos résultats aux examens
    Diplôme supérieur de comptabilité et de gestion
    La préparation au diplôme supérieur de comptabilité et de gestion permet d’acquérir des bases indispensables à tous les étudiants qui se destinent à une carrière dans les domaines de la comptabilité et de la gestion. Les résultats à l'examen du Diplôme supérieur de comptabilité et de gestion (DSCG) de l'académie de Grenoble est publié aujourd'hui dans lapprenti.com (20 fanvier 2014). Cliquez sur plus d'infos pour accéder aux résultats
     CMM  -  20/01/2014  -  Plus d'infos sur Page résultats de L'APPRENTI 
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