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L'Apprenti gratuit
Les petites entreprises qui prendront des “ apprentis mineurs” ne “paieront plus rien” sur ces emplois a annoncé François Hollande sur Canal+.
Le salaire sera «pris en charge par l'Etat» a précisé le président de la république. Ces petites entreprises, moins de onze salariés, peuvent se réjouir de cette décision. Elles perçoivent aujourd'hui 2 000 € de prime à l'embauche d'un apprenti et sont exonérées des cotisations à l'exception de celles dues au titre des accidents du travail et des maladies professionnelles.

Mais le recrutement des plus jeunes en apprentissage est toujours à la peine. Certes l'apprentissage peut être considéré comme un investissement, mais les employeurs considèrent souvent l'inexpérience d'un apprenti mineur comme une charge que compense mal sa faible productivité.

A cet égard la nouvelle mesure qui prendra effet à la rentrée 2015 devrait être très largement incitative et lever des freins à l'embauche. Une chance pour les jeunes apprentis qui voient s'élargir les possibilités d'emploi. Plus d'emplois donc sans doute plus de choix, un luxe assez rare en ces temps de crise.

80.000 jeunes sont concernés selon le ministère qui ajoute que la disposition «ne change rien à la rémunération touchée par l'apprenti", 364 à 772 euros mensuels selon l'année d'apprentissage pour un apprenti de moins de 18 ans (ndlr).

Deux autres freins se lèvent également, comme l'assouplissement des règles sur les travaux en hauteur et les travaux interdits réputés dangereux (une simple déclaration préalable suffira) pour les apprentis mineurs.

Un geste positif, qui répond au moins en partie à la colère exprimée par le milieu éducatif professionnel, associations et syndicats qui ont vu plonger les entrées en apprentissage en 2015, historiquement bas (350 000), malgré trois ans d'agitation du gouvernement qui prétend toujours à son objectif de 500 000 apprentis en 2017. Mais pour François Hollande cette opération peut permettre d'atteindre 100 000 apprentis supplémentaires.

Un coup dans l'eau pour l'ANAF (Association des Apprentis de France) qui estime que «le coût zéro pour l'embauche d'apprentis mineurs ne suffira ni à inciter les entreprises, ni à rendre les jeunes plus efficaces au travail, ni à leur donner davantage l'envie d'apprendre». La plupart des organisations professionnelles et consulaires sont plus enthousiastes, comme l'Assemblée des Chambres de Métiers qui souhaite cependant que «consigne officielle soit donnée aux organismes publics d’orientation de présenter l’apprentissage comme une voie de formation valorisante».

Concernant la prime d'activité qu'il est prévu d'élargir en 2016, elle bénéficierait à «toutes les personnes qui sont dans ce qu'on appelle les petits boulots, l'intérim, le temps partiel, pour leur donner un avantage supplémentaire, pour que ça puisse être avantageux de continuer à travailler».

En l'état actuel, le projet de loi prévoit que cette prime d'activité sera ouverte à tous les actifs majeurs, mais pas aux apprentis ni aux étudiants salariés.

Mais il y aurait un amendement, ouf!

A la conférence de presse qui suivait le Conseil des ministres où le projet a été présenté, la ministre des Affaires sociales Marisol Touraine a précisé: «Le président de la République a souhaité clairement que ce dispositif puisse bénéficier aux jeunes qui travaillent quel que soit leur statut, [..] C'est la raison pour laquelle la prime d'activité sera élargie, par voie d'amendement gouvernemental présenté à l'Assemblée nationale, aux apprentis et aux étudiants qui travaillent dans des conditions qui leur permettent d'obtenir une rémunération au moins égale à 0,8 du Smic».

En clair, cela permettrait aux apprentis dont le salaire est égal ou inférieur à 80% du SMIC de toucher un complément de rémunération utile pour améliorer l'ordinaire: environ 130 € par mois. Une farce qui fait rire et pleurer les apprentis dont les salaires culminent à 78% du SMIC pour les mieux payés. Cruel, il manque tout juste 2% pour atteindre le seuil de 80%, bref une belle entourloupe!

Pour beaucoup d'interlocuteurs cette dernière disposition, si elle était réelle, paraissait équitable, même si cela réduirait de 10 € la prime allouée à l'ensemble des bénéficiaires. Car le gouvernement annonce que l'enveloppe reste de 4 milliard d'euros, qu'il changera juste un peu les affectations; Mais rien à craindre des apprentis, de fait ils sont exclus de la prime d'activité.
 Christophe Montoriol  -  21/04/2015
Faire bouger les lignes
Les 10 propositions du manifeste de la Faculté des Métiers de l'Essonne pour l'Apprentissage.
Au cœur des débats de l’assemblée nationale où s’exprime l’opinion publique, l’apprentissage est en prime-time.

La formation des jeunes, du manœuvre aux élites, peut s’inscrire dans l’Apprentissage, c’est à dire avec l’entreprise. L’idée fait son chemin.

Cependant, toutes les annonces, mesures, décrets et réformes portés par le gouvernement pour encourager cette formation ne semblent convaincre personne tant elles paraissent modestes au regard des attentes de la population et des acteurs de la formation professionnelle.

Parmi ceux-ci, en première ligne, le président de la FDMA (Faculté des Métiers de l’Essonne) dont l'établissement forme plus de 3000 apprentis en Ile de France. Au sein de son établissement de l’Essonne, Max Peuvrier organisait un débat en mars dernier réunissant des dirigeants d’entreprises de toutes tailles et de tous secteurs d’activités. Autour de la table, un pâtissier à côté d’un membre du directoire de Vivendi, une esthéticienne au coude à coude avec un directeur du groupe La Poste, EDF, SAFRAN. Tous animés par la même volonté, faire bouger les lignes de l’apprentissage.

En commençant par identifier les pistes d’action. Puis à l’issue des débats, le président de cette assemblée, Henri Lachmann, ancien Président du Conseil de Surveillance de Schneider Electric, proposait une synthèse en 10 propositions qui s’apparentent au bon sens .

Un bon sens déjà évoqué et partagé par bon nombre d’acteurs de la formation professionnelle. Mais parmi ces propositions, certaines ouvrent des voies peu empruntées. Il s’agit de mieux informer les jeunes et leurs familles, notamment par le biais de l’éducation nationale, en ouvrant des passerelles multi-métiers.

Max Peuvrier souhaite même intégrer cette information dès le CM2 : « Pourquoi pas ? Dans l’établissement que je dirige je demande aux formateurs de prononcer le mot « entreprise » au moins une fois par heure ! » Entreprise, métier, les mots qui fâchent encore dans l’Education nationale, comme si ils n’évoquaient pas la finalité des études de nos enfants. A cet égard le président du CMA est éloquent : « Prenons par exemple un élève de CM2 qui développe des aptitudes remarquables en dessin, ne pourrait on lui permettre de découvrir dans quels métiers ses aptitudes sont utilisées ? Il n’y a là aucune suggestion autoritaire et un jour cet élève pourrait être lauréat de l’Ecole Boule, qui blâmera l'Education nationale ? »

Ou encore réviser la grille des salaires de l’apprenti. Aujourd’hui la rémunération d’un apprenti ne dépend pas de sa compétence mais de son âge. Ainsi un apprenti de 21 ans en première année reçoit un salaire égal à un apprenti de 18 ans en troisième année. Absurde et injuste, selon les rapporteurs du tour de table ; Il conviendrait plutôt d’ajuster le salaire en rapport avec la contribution du jeune à l’entreprise. Comme en Allemagne où l'âge de l'apprenti n'entre pas en ligne de compte pour le calcul de son salaire, qui augmente chaque année (ndlr).

D’autres pistes comme faire évoluer les contraintes pour travaux dangereux, stabiliser des règles de financement qui déroutent les entreprises, et surtout créer des formations dont les entreprises ont besoin. Des actions concrètes que le président de la Faculté des Métiers veut promouvoir : « Depuis la construction des cathédrales, l’apprentissage a permis de faire naître des passions et de susciter de véritables vocations. Il est temps de lui donner la place qu’il mérite en activant rapidement les leviers concrets pour le développer. »

Ces propositions en rejoignent d’autres, à l’initiative de groupes de réflexions, d’élus, d’associations, de citoyens ordinaires, et qui se ressemblent, émanent d’une opinion concernée et enthousiaste, mais curieusement ne trouvent pas d’échos au gouvernement.

Certaines d’entre-elles sont qualifiées de révolutionnaires, notamment par l’ANAF (Association des Apprentis de France) qui n’hésite pas à qualifier ainsi le récent programme qu’elle veut défendre en 2015.

Une révolution ! Pourquoi pas ?
 Christophe Montoriol  -  14/04/2015  -  Plus d'infos sur Manifeste en faveur de l'Apprentissage (FDME) 
Le succès d'un pari réussi
Le CFA EVE fête ses vingts ans
En 1995, l’Université d’Evry Val d’Essonne et l’IUT d’Evry créaient, en partenariat avec des entreprises et la Région Ile de France, un Centre de Formation Universitaire en Apprentissage : le CFA-EVE

Avec une mission majeure: promouvoir, développer et gérer des actions de partenariat entre le monde de l’entreprise et celui de l’enseignement supérieur, ayant pour finalité la formation diplômante par la voie de l’alternance et en particulier dans le cadre de l’apprentissage.

Aujourd'hui, le CFA-EVE fête ses vingt ans et propose à présent soixante formations en apprentissage du BAC+2 au BAC+5.

Les effectifs n’ont cessé de croître pour parvenir à 1850 apprentis formés en 2015, avec une progression de 60% au cours de ces cinq dernières années. En vingt ans, le CFA-EVE a formé 20 000 apprentis et séduit des entreprises toujours plus nombreuses. Près d’un millier d’ entre elles accueillent des apprentis du CFA cette année.

Bon anniversaire et longue vie au CFA EVE
 CMM  -  04/04/2015  -  Plus d'infos sur CFA EVE 
Donner du sens à l'Apprentissage
L'AGEFA PME sur le front de la modernisation des formations en alternance
l'AGEFA PME est la structure de la CGPME* dédiée à l’enseignement professionnel.

Jean-Jacques Dijoux, son directeur général, mène depuis cinq ans une politique volontaire pour réunir le monde économique et l'Education nationale dans un même objectif : favoriser l’insertion des jeunes dans le monde de l’entreprise, notamment grâce à l'apprentissage.

Une démarche de bon sens qui apparaît encore curieusement nécessaire en préalable à toute réforme du système éducatif.

"Les entreprises ont changées, l'enseignement professionnel doit s'adapter et l'école doit s'impliquer." Jean-Jacques Dijoux voit l'avenir se dessiner autour d'un grand principe qu'il nomme "le socle éducatif d'insertion" qui devrait selon lui complèter le "socle commun de connaissances et de compétences" introduit dans la loi en 2005.

Pour le patron de l'AGEFA PME tout élève doit également mieux connaître et appréhender le monde économique avant la fin de sa scolarité obligatoire.

Dans le but de fédérer les opinions sur cet enjeu national, l'AGEFA PME pilote depuis deux mois une consultation sur tous les territoires, avec une grande question : quel devrait être l'enseignement professionnel de demain pour garantir aux jeunes une insertion de qualité, durable et évolutive ?

Des tables rondes sont organisées dans des grandes villes pour que se rencontrent écoles et entreprises et un site internet, ouvert pour recueillir avis et témoignages, enregistre déjà près de 6 000 réponses.

Interrogé par L'APPRENTI sur la baisse constante du nombre des apprentis en France depuis deux ans (8 % en 2013, 3% en 2014) Jean-Jacques Dijoux n'y voit aucune fatalité : "La situation économique n'est pas la seule responsable, la première raison de ce déclin est l'instabilité juridique autour de l'apprentissage : mesures, contre-mesures, encouragements et sanctions qui inquiètent les employeurs. Et aussi la persistance des politiques à proclamer l'apprentissage comme le meilleur moyen de lutter contre le décrochage scolaire! Comment voulez vous motiver un employeur avec un argument pareil!".

En effet, le paradoxe est de taille, quand tout le monde déplore l'ancrage des préjugés comme le principal obstacle au développement de l'apprentissage, de telles déclarations laissent pantois. Comment lutter quand les prescripteurs eux même entretiennent le vieux concept de la voie de garage. Heureusement, la mobilisation de l'opinion et des acteurs influents de la sphère économique peuvent corriger ces errements. Comme la consultation de l'AGEFA PME qui devrait aboutir à des propositions concrètes qui seront présentées au gouvernement en février.

Selon Jean-Jacques Dijoux, la réussite du modèle allemand n'est pas non plus un exemple sans faille, il y manque une dimension très importante à ses yeux, le socle éducatif d'insertion. Un éclairage sur l'entreprise dans son environnement économique qui permettrait aux apprentis de s'ouvrir à des perspectives d'évolution et qui faciliterait leurs progressions professionnelles.

AGEFA PME est présente sur tout le territoire grâce à un réseau d’établissements d’enseignement professionnel et de CFA partenaires qui accueillent 4500 jeunes. A ces jeunes, l'organisation promet un parcours en autonomie propice au développement de leur potentiel individuel et un accompagnement permanent (tuteur, professeurs référents…) pour mener leur projet à bien.

Consultation nationale:je donne mon avis sur l'Apprentissage

(*)CGPME: Confédération Générale des Petites et Moyennes Entreprises
 Christophe Montoriol  -  04/02/2015  -  Plus d'infos sur AGEFA PME 
Apprentissage! Combien de divisions ?
Quelle différence entre un apprenti français, anglais et allemand?
La fondation IFRAP publiait récemment une étude comparant les différences du coût salarial d'un apprenti dans trois pays : la France, l'Allemagne et l'Angleterre.

L'apprentissage en Allemagne est souvent cité comme un modèle d'intégration, le chomage des jeunes y est en effet trois fois moins important qu'en France et le nombre d'apprentis trois fois plus importants.

La recette des allemands: un salaire moyen peu élevé, ce qui encourage les employeurs à recruter, et une formation en exacte adéquation avec le marché du travail.

Ce sont les entreprises allemandes par l'intermédiaire de leurs syndicats ou fédérations qui déterminent les programmes pédagogiques. L'âge de l'apprenti n'entre pas en ligne de compte pour le calcul de son salaire, qui augmentera chaque année.

En Angleterre, un apprenti est rémunéré selon un barême assez comparable à celui appliqué en France, à la fois en fonction de son âge et de son expérience. Un apprenti anglais gagne en moyenne l'équivalent d'un apprenti allemand, soit deux fois moins qu'un apprenti français.

Autre constation, le temps de l'alternance. Apprentis anglais et allemand travaillent plus de 1200 heures par an dans l'entreprise, 910 heures pour un français. Chez nos voisins, la part de l'alternance favorisant les entreprises, elles sont incitées à recruter.

Des différences qui s'expriment dans le nombre d'apprentis employés : 1,5 millions en allemagne, 860 000 en Angleterre, 400 000 en France.

Dur, quand on examine le coût public de la formation d'un apprenti en France comparé à celui des deux autres pays. Pour un apprenti français la dépense publique s'élève à 11 200 euros par an, 7000 euros pour un allemand, 2500 euros pour un anglais!

Cherchons l'erreur, de telles différences ne peuvent se justifier par un modèle social exemplaire en France. A cet égard, à l'exception du SMIC, l'Angleterre et l'Allemagne offrent un niveau comparable. Sans doute les apprentis de ces pays sont ils moins bien payés au début mais ils ont du travail, et malgré les écarts constatés dans les conditions de leurs formations, à leur entrée dans la vie pleinement active les ressortissants allemands et anglais atteignent un niveau de vie égal à celui d'un français.

Quand on interroge le Captain Cap sur cette situation, il s'étonne et fait une proposition qui lui semble de bon sens : «quand les apprentis coutent deux fois moins cher à l'entreprise, elle recrute, donc faisons le. Et puisqu'on veut maintenir le salaire de nos apprentis, compensons avec de l'argent public. Lequel ? Celui que l'état dépense déjà mais pas au bon endroit! »

Evidemment, tant de candeur fait sourire..

En France où le taux de chomage des jeunes est historique (25%), tout le monde s'émeut: "apprentissage, apprentissage!" proclament les parlementaires, élus et prescripteurs de tous bords, en sautant comme des cabris. Ce sursaut, bondissant, conduira-t-il aux réformes vraiment efficaces qui permettraient d'atteindre 500 000 emplois d'apprentis en 2017?

Un voeux formulé par le gouvernement qui, s'il s'en tient aux mesures fiscales incitatives et au contrat moral du pacte de responsabilité, risque fort d'être déçu.

Il y va plus vraisemblablement d'une réforme profonde et courageuse, rognant sûrement un peu sur les acquis, les pouvoirs et les préjugés. Hélas, on sait combien de telles remises en cause sont douloureuses et échouent le plus souvent misérablement.

Les groupes de pressions bien installés qui érigent leurs barricades devant des élus désarmés ou complaisants ne semblent pas prêts à céder du terrain, toute parcelle étant acquise, le progrès social est dans leurs mains.

Dans la résistance, l'Education Nationale occupe le premier rang, mais l'implication de la ministre Najat Vallaud Belkacem lors de la journée de mobilisation pour l'apprentissage initiée par François Hollande le 19 septembre dernier éveille une lueur d'espoir...
 Christophe Montoriol  -  18/01/2015  -  Plus d'infos sur Etude Fondation IFRAP 
Avis () de : Lorie (03/02/2015)

C'est vrai que profs, proviseurs, déléguées de parents d'élève, tous généreux et bien pensants, continuent de menacer les élèves de finir en apprentissage si ils n'ont pas de bons résultats. Moralité, un quart d'entre eux s'inscrivent au chomage et ceux qui choisissent l'apprentissage doivent lutter en plus contre ces préjugés pour réussir. Merci
Avis () de : Marin (21/01/2015)

On privilégie les gros salaires et on délaisse toutes les orientations de nos jeunes. Ces derniers ne veulent plus les métiers trop ingrats et veulent tous des horaires de bureaux et dans un local chauffe. Toutes les formations sont saturées et on continue sur la même lancée alors que près de 175000 emplois ne sont pas pourvus : ouvriers qualifiés, artisanat, commerce et dans l industrie.
Charlie est mort. VIVE Charlie !
“L'amour plus fort que la haine”. La rédaction de L'APPRENTI pleure les meilleurs des dessinateurs de presse, les plus drôles et les plus inoffensifs, champions de la dérision, victimes de la barbarie
Charlie Hebdo qui luttait contre la bêtise, l'obscurantisme et l'intégrisme a été lâchement attaqué et ses journalistes assassinés, de même que les policiers qui se sont interposés.

L'émotion populaire en France mais aussi dans le monde est immense car cet attentat atteint au coeur un des principes le plus cher à la démocratie : la liberté de penser et de s'exprimer.

C'est grace à ces journalistes libres de s'exprimer que notre société se protège de toutes les formes de dictatures.

Les assassins, pitoyables pantins endoctrinés d'un mouvement sectaire, hantés par la haine, n'ont aucune conscience de l'importance de ce droit imprescriptible.

Ils ont cru effacer l'injure faîte à leur croyance par la violence, c'est dire la misère de leurs repères et l'aveuglement qui les a conduit à cette barbarie. La très grande majorité des musulmans est abasourdie et désespérée d'assister à cette dérive comme le démontre tous les témoignages au lendemain de la tuerie.

Cabu avait dessiné le prophète musulman se désolant d'être aimé par les cons, cette carricature à la une de Charlie était un des objets des nombreuses plaintes portées contre le journal.

Pourtant le dessin ne désignait pas les musulmans dans leur ensemble mais seulement les fanatiques de cette religion. Il dénoncait le fanatisme, l'intégrisme intolérant, tout comme les Imam qui multiplient les déclarations à la presse aujourd'hui, mais avec la force d'un seul dessin, qui résume tout d'un trait.

On ne peut que dénoncer l'ignorance, la bêtise qui conduit à l'incompréhension violente, à l'attentat bête et méchant.

Ils ont payé de leur vie notre liberté, l'émotion de la France et du monde entier montre combien c'est ce que nous avons de plus cher.

Cet attentat est raté. Il isole encore plus ses instigateurs et renforce notre attachement aux valeurs démocratiques

Reste que les auteurs de cette ignoble bévue ont grandi dans nos quartiers, chiens errants sans conscience mais fascinés par la violence, moyen facile de la reconnaissance.

Du rap au djihad, une autre façon d'exprimer la misère sociale qui recouvre ces banlieues. Si l'éducation, la formation, l'apprentissage, sont les outils les plus efficaces de l'intégration de ces jeunes en déshérence, c'est l'envie, le goût d'apprendre qui manque cruellement. La réponse n'est pas technique ni spirituelle, mais morale.

"La conscience ne se développe et n'agit qu'avec la lumière de l'homme." nous rappelle Rousseau dans son Discours sur les inégalités.

Le philosophe des lumières recommande d'éclairer d'en bas, les rayons du ciel illuminant un peu trop. Les bonnes volontés sont nombreuses, mais il faut des moyens, une action cohérente.

Daniel Cohn-Bendit suggère que 10% des recettes publicitaires générées par le foot-ball soient prélevées au profit des associations qui agissent dans les quartiers déshérités. Une idée séduisante, provocatrice et sans fondement: aucune loi ne y les obligera et qui peut croire à la clairvoyante générosité des magnats du foot!

Il paraît assez clair cependant que c'est sur ce plan qu'il faut agir, mobiliser du personnel humain, conseillers, formateurs et en assumer le coût salarial.

Une autre suggestion: en 2013, la Cour des Comptes épinglait les indemnités perçues par les arbitres et juges sportifs, exonérées d'impôt et de charges sociales si leur montant ne dépasse pas 14,5% du plafond de la sécurité sociale (soit 5.370 euros pour 2013). Celà représente 16 millions d'euros par an qu'on pourrrait affecter plus utilement aux Centres d'Informations et d'Orientation (CIO, CIDJ), aux Associations d'aides aux familles, etc..

Charlie Hebdo sortira mercredi prochain et sera tiré à un million d'exemplaires. Le tirage habituel est de 60.000 exemplaires.

On peut manifester son soutien à Charlie Hebdo en souscrivant un abonnement. Les prix s’échelonnent de 21,60 euros pour 3 mois à 166,50 euros pour une durée de 2 ans.

Le site viapresse.com qui enregistre les abonnements publie cette annonce (antérieure à l'évènement) : " Parce que Charlie Hebdo ne cède pas aux menaces de mort. Parce que Charlie Hebdo ne cède pas aux attentats. Parce que Charlie Hebdo n’est pas soumis à Dieu. Parce que Charlie Hebdo n’a de compte à rendre qu’à ses lecteurs. Charlie Hebdo est un journal satirique, laïc, politique et d’information .." Suivez le lien ci-dessous >
 Christophe Montoriol  -  07/01/2015  -  Plus d'infos sur Abonnement à Charlie Hebdo 
Avis () de : Jean (14/01/2015)

Avis aux lecteurs qui voudraient s'abonner en ligne. Tout comme les kiosques à journaux, les sites sont inopérants. Trop de connections, patientons ..
Avis () de : Lou (14/01/2015)

Moi je suggère d'écarter tous les intégristes de l'Education Nationale, profs, syndicalistes, chefs de ceci, directeurs de cela, qui luttent de toute leurs forces et de leurs convictions contre l'apprentissage.
Avis () de : mimi (14/01/2015)

Bonne idée de reprendre un peu aux privilégiés pour les moins favorisés
Rupture du contrat.
Attention à respecter la règle
Nombreux sont les employeurs qui négligent ou méconnaissent les règles du contrat d'apprentisssage
La rupture du contrat d'apprentissage obéit à peu près aux même règles du droit du travail que les contrats de droit commun. Mais nombreux sont les employeurs qui négligent ou méconnaissent ces règles, notamment celles qui concernent une rupture intervenant pendant la période d'essai. Une méconnaissance qui entraîne souvent des litiges douloureux portés devant les prud'hommes et les tribunaux civils.

Pendant l’essai la rupture du contrat peut intervenir à tout moment, sans préavis ni indemnités (sauf stipulations conventionnelles contraires).

Cependant pour respecter la procédure l'employeur doit rédiger une constatation de rupture unilatérale du contrat d'apprentissage et la notifier au directeur du CFA, ainsi qu'à l'organisme ayant enregistré le contrat. Puis remettre à l'apprenti avant la fin de l'essai les documents habituels de fin de contrat (certificat de travail, reçu pour solde de tout compte et attestation Pôle emploi) ainsi qu'une copie de la déclaration faite auprès du CFA.

Attention, seul le respect strict de cette procédure permet de formaliser la rupture du contrat d’apprentissage.

Il est également nécessaire de prévenir l'apprenti de la décision d'une rupture pendant la période d'essai, même si l'apprenti ne se présente plus à son travail. En cas de litige les juges exigeront la preuve que l'apprenti a bien pris connaissance de cette décision [voir l'arrêt de la cour cassation n°1612]. Cette preuve peut être apportée par le justificatif d'une lettre recommandée AR.

Dans les règles communes : prévenir 24 heures en deçà de 8 jours de présence, 48 heures entre 8 jours et 1 mois de présence, 2 semaines après un mois de présence.

Par ailleurs, l’employeur ne doit pas faire un usage abusif du droit qui lui est reconnu de rompre la période d’essai à tout moment ; un employeur a ainsi été condamné à verser des dommages-intérêts au salarié pour avoir mis fin à une période d'essai au bout de deux jours de travail, sans avoir pu, précisent les juges, apprécier la valeur professionnelle du salarié. De manière générale, comme le rappelle la Cour de cassation, « la période d’essai étant destinée à permettre à l’employeur d’apprécier la valeur professionnelle du salarié, est abusive sa rupture motivée par des considérations non inhérentes à la personne du salarié ».
Pièce maîtresse
Le gouvernement lance une nouvelle campagne de promotion de l'apprentissage qui vise en priorité les chefs d'entreprises
Comment lutter contre la frilosité des employeurs échaudés par le ralentissement économique et l'impact de la diminution des aides en 2012?

Sur ce point le gouvernement a pris conscience qu'il pouvait rompre tout à fait l'équilibre fragile de l'emploi en apprentissage. Le nombre des contrats en chute constante et régulière depuis le début de la crise en 2007, s'est accru brutalement depuis deux ans (- 8% en 2013).

Il ėtait urgent de réagir et le gouvernement semble corriger le tir avec des mesures nouvelles propres à redonner confiance et "faire progresser l'apprentissage vite et mieux".

Cette campagne vient couronner un nouveau dispositif, annoncė par François Hollande le 19 septembre, qui augmente les aides aux entreprises, améliore le statut des apprentis, implique d'avantage l'Education Nationale.

Lors de la présentation du plan de communication à la presse et aux acteurs de l'apprentissage, le ministre de l'emploi Francois Rebsamen s'appuie sur un principe fort: "l'apprenti est une pièce maîtresse dans l'entreprise, qui lui garantit un nouveau collaborateur formé à sa culture et à ses méthodes".

Mais une pièce manquante qu'il faut réajuster d'urgence si l'on veut atteindre les 500 000 apprentis en 2017.

C'est donc naturellement le concept du message télévisė qui montre l'environnement de trois entreprises qui attendent le retour de la pièce manquante. La scène principale du spot a été tournė au CFA de Villeneuve la Garenne avec le concours des apprentis en carrosserie qui ont réalisé une partie du décor.

La campagne télé et radio sera diffusėe sur la plupart des chaînes à partir de samedi 11 octobre et couvrira les créneaux horaires familiers des chefs d'entreprise.

"L'apprentissage, c'est votre avenir", un rappel à ces chefs d'entreprises qui admettent unanimement que le dispositif offre une ressource formidable en personnel qualifié, indispensable à leurs entreprises, mais qui pourtant recrutent peu. Il faut espérer que l'avenir verra lever ce paradoxe, avec l'aide sans doute d'une petite reprise :)
 Christophe Montoriol  -  07/10/2014
Ordre de mobilisation générale
Nouvelles mesures d'encouragement à l'embauche des apprentis
Ereinté par l'opposition lors des journées parlementaires, fustigé par l'opinion et les acteurs sociaux et territoriaux le gouvernement semble gagné par la conviction que l'apprentissage est une solution pertinente pour relancer l'emploi des jeunes.

Lors de la journée de mobilisation pour l'apprentissage le 19 septembre dernier, le chef de l'état a exposé les mesures que prendra son gouvernement pour relancer l'apprentissage. Les responsables des chambres territoriales et consulaires, les syndicats et les journalistes ont unanimement approuvé cet exposé qui dope le dispositif déjà annoncé en juillet :

  • 1000 euros pour l’embauche de tout nouvel apprenti dans une entreprise de -250 salariés
  • 2000 euros pour l’embauche de tout nouvel apprenti dans une entreprise de -11 salariés

    Ces primes seront accordées "sans condition pour cette rentrée" (en vigueur dès le 1er septembre), mais elle ne sera prolongée à la rentrée prochaine que pour les entreprises des secteurs "ayant signé un accord de branche."

    Une approbation prudente cependant, si la plupart des invités à cette réunion estiment ces mesures encourageantes, un remède pour ralentir la chute, peu d'entre eux croient vraiment qu'elles permettront d'atteindre l'objectif de 500 000 apprentis en 2017.

    Reste que le signal est fort, la mobilisation paraît sincère qui montre une volonté de corriger et lever tous les freins au développement de l'apprentissage : fusionner le statut de l'apprenti avec celui de l'étudiant, augmenter la rémunération de l'apprenti, investir dans les logements d'accueil (80 millions), investir dans les CFA (150 millions), simplifier les procédures administratives et réglementaires, doubler le recrutement des apprentis dans les services publics.

    A noter également une grande première dans l'histoire de la Vème république, l'implication forte de l'Education Nationale comme en témoigne la présence de Najat Vallaud-Belkacem à la réunion et sa déclaration : "j'ai demandé aux recteurs de mettre en place dans toutes les académies une journée d'information sur les métiers où l'apprentissage tiendra une place toute particulière. Je leur ai aussi demandé d'intégrer l'information sur l'apprentissage dans les outils d'orientation et d'affectation ...". La ministre qui, dès lundi, publicitait ces mesures en Indre et Loire (écoutez NVB sur France Bleu).

    Christophe Montoriol
  •  CM  -  22/09/2014  -  Plus d'infos sur France Bleu 
    Avis () de : Tropdecharge (11/10/2014)

    Effectivement cet argent pourrait servir à autres chose de plus pas si simple et les aides sont ridicules voir inexistante 2000 ¿ alors que cela coûte à l'entreprise,si 21 ans 756¿ la 1ère année, 870 la 2ème et si trois ans 1 112.02 Un apprenti coûte plus chère qu'un employé pour 19 heures par semaine car il n'est pas productif,souvent absent, et demande un investissement en temps qui est énorme. Il devrait y avoir un crédit d'impôt sur la totalité des salaires pour inciter cette démarche volontaire et citoyenne à aider les jeunes qui veulent apprendre un métier là, il y aurait les 500 000 en 2017 mais mettre un apprenti n'importe où, je ne suis pas d'accord, l'objectif est bien de former pas seulement d'occuper pour faire baisser les statistiques. Pour une fois penser aux jeunes !
    Avis () de : Reed (24/09/2014)

    Si l'Education Nationale s'implique, ça peut marcher! Elle a mis le temps, Les hussards noirs de la république, prétendus héritiers des idées de Jules Ferrry ont toujours méprisés l'apprentissage, ignorant du haut de leurs préjugés que les apprentis d'aujourd'hui accédent comme les autres au socle commun des connaissances exigé par la loi.
    Avis () de : Mickey (24/09/2014)

    Serait-ce enfin le signal d'un changement? il est temps, mon fils crie son indépendance et malgré les efforts de tout l'entourage pour l'en dissuader, il veut être charpentier. On est tous médecins dans la famille depuis 3 génrations! je dois bien me rendre à l'évidence, l'apprentissage a changé. Il ne représente plus la voie professionnelle des cancres! Mon fils est le meilleur en math dans sa classe! Mais sans doute un moyen de se réaliser et de s'épanouir dans une société multidisciplinaire et de plus en plus dépourvue de préjugés abscons :)
    L'APPRENTI gagne le SPI OUEST FRANCE
    Principal évènement sportif à la voile de la saison le Spi Ouest France accueille 400 concurrents et des milliers de visiteurs à La Trinité sur Mer
    Le site L'APPRENTI a choisi la voile comme support de communication auprès des jeunes, étudiants et apprentis.

    La voile sportive, vecteur d'energie, de solidarité et d'excellence valorise la performance technique et les qualités humaines.

    C'est bien l'image que nous voulons donner de l'apprentissage.

    Tous les ans le monotype de régate L'APPRENTI participe avec succès aux courses les plus importantes de la saison : courses étudiantes (EDHEC) et évènement national (SPI OUEST FRANCE).

    La victoire de L'APPRENTI cette année au SPI Ouest France aura montré au public l'image la plus valorisante d'une formation d'excellence.

    Seul apprenti en exercice cette année dans l'équipage au côté des anciens, Nicolas Barbe se forme en alternance à l'ESMA (Ecole Supérieure de Management en Alternance).

    Heureux de ce succès, juste avant de s'élancer avec son école dans la course de l'EDHEC, Nicolas s'enthousiasme : "J'entre dans la cour des grands, avec un titre d'apprenti et j'en suis fier. Vous connaissez beaucoup de gens qui étudient à l'école, travaillent en entreprise et gagnent (en équipage) la compétition la plus importante de la saison de voile ? ..."

    LAPPRENTI.COM participera en 2015 à nouveau au SPI Ouest France et aussi à la course de l'EDHEC qui se tiendra à La Rochelle.

    Le site lance dès maintenant une souscription auprès des sponsors pour le soutenir dans son action.

    Pour voir des images sur DailyMotion >
     CM  -  25/04/2014  -  Plus d'infos sur DailyMotion 
    Avis () de : Spahi (29/04/2014)

    Bravo les apprentis, une belle victoire. BRavo aussi au lycée Maritime de Boulogne qui est sur le podium :)
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