Apprentissage et alternance en France
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Quel président pour les jeunes en 2017 ?
Plus de 1 000 jeunes répondent à l'enquête d'Apprentis d'Auteuil
Un an avant la prochaine élection présidentielle, la fondation Apprentis d’Auteuil publie les résultats d’une enquête inédite sur les actions prioritaires et les qualités essentielles du prochain Président de la République.

L'enquête menée par Opinion Way auprès de 1000 personnes de moins de 25 ans distingue deux qualités essentielles aux yeux des jeunes français pour le nouveau président.
Honnêteté et compétence apparaissent comme les qualités principales du futur Président de la République :

  • Pour un jeune sur 2 (52%), l’honnêteté constitue la qualité principale du futur Président.
  • Pour un jeune sur 2 (51%), le futur Président doit être compétent.
  • Parmi les autres qualités dont doit disposer le futur Président figurent l’écoute (25%), la détermination (24%) et l’exemplarité (22%).

Les jeunes attendent aussi un ou une Président(e) force de propositions concrètes et qui les concernent : 74% estiment que des propositions concrètes pour la jeunesse dans le programme des candidats influeraient leur vote en 2017.

Homme ou femme : les jeunes semblent indifférents au sexe du prochain Président de la République :

  • Pour 70% des jeunes, cela leur importe peu.
  • Un jeune sur 5 (21%) préférerait une femme et seulement 10% des jeunes, un homme.

Les actions prioritaires du / de la futur(e) Président(e) de la République

Les jeunes désignent la lutte contre le chômage comme l’action prioritaire du prochain Président de la République :
  • 58% des jeunes partagent cette opinion, avec une proportion supérieure chez les étudiants (61%) et les demandeurs d’emploi (62%).
  • Viennent ensuite la sécurité et la lutte contre le terrorisme (31%), la lutte contre la pauvreté et l’exclusion (24%) et la réduction du déficit public (21%).

Concernant les actions prioritaires à mener spécifiquement pour la jeunesse, 70% des jeunes désignent la lutte contre le chômage. Un tiers des jeunes (33%) désigne l’accès au logement et 31% des jeunes désignent la lutte contre le décrochage scolaire.

Selon Nicolas Truelle, directeur général de la fondation: « Les jeunes attendent du / de la futur(e) président(e) des propositions concrètes qui les concernent directement. Mais ils demandent surtout un homme ou une femme qui les écoute, qui les consulte, qui entendent leurs inquiétudes, leurs revendications et leurs propositions, qui agisse, concrètement, par des mesures fortes et non du « soupoudrage ».

Apprenti d'Auteuil est une fondation catholique qui se consacre à l'accueil, la formation et l'aide à l'insertion des jeunes en difficultés sociales (NDLR)
Auteur: R.Com  -  25/05/2016
Garantie Jeunes
L'assurance d'un traitement inégal?
Nouveau dispositif du gouvernement: « La Garantie Jeunes est destiné à aider les jeunes de 16 à 25 ans en situation de précarité dans leur accès à l’autonomie et à l’insertion professionnelle, conclue sous la forme d’un contrat réciproque d’engagements d’un an entre un jeune et une mission locale...»

Cette garantie qui offre 470 euros par mois aux jeunes en rupture scolaire et sans emploi est une disposition généreuse et utile. Sans doute de nombreux jeunes se détournent de la citoyenneté par dépit tant ils connaissent de difficultés à entrer dans la vie active.

Mais quelle méprise dans la précipitation! Pressé d'apaiser la jeunesse des barricades qui hurlent contre la loi Travail dont la discussion au parlement commence cette semaine, Manuel Valls en oublie les apprentis et risque fort de voir s'élever un nouveau front.

Un apprenti de moins de dix huit ans en première année d'apprentissage perçoit un salaire de 365 euros (25% du SMIC), soit 100 euros de moins que la Garantie Jeunes! La jeunesse qui travaille a la chance d'avoir un emploi, certes, mais le message pourra lui paraître équivoque: attendez donc d'avoir dix huit ans avant d'entrer en apprentissage! [*]

Voici que resurgissent les vieilles lanternes et les combats perdus sur l'apprentissage Junior, haï par les responsables socialistes. Car en dépit des apparences et des déclarations opportunes, L'Education Nationale n'a jamais laché le morceau: pour elle, à quinze, seize ou dix sept ans, il est toujours trop tôt pour entrer en apprentissage. De ce point de vue la Garantie Jeunes, en décourageant les jeunes apprentis mineurs, devrait être une bonne affaire.

Reste que cette mesure crée un traitement discriminant envers les jeunes apprentis. Et même si, moins politisés que leurs camarades étudiants, il y a peu à craindre qu'ils descendent dans la rue, la classe politique et les réseaux professionnels devraient s'en émouvoir.

Quelle maladresse! Il eut été sans doute pertinent de hausser au même niveau (470 €) le salaire des apprentis mineurs en première année, par une indemnité compensatrice, conjointement avec la Garantie Jeunes.

C'est la suggestion de L'APPRENTI, il n'est jamais trop tard pour bien faire!

* [A dix huit ans, le salaire d'un apprenti en première année: 600 €]
Auteur: Christophe Montoriol  -  29/04/2016
Plus d'infos sur gouvernement.fr
 
ApprentiScènes
Dans le titre, tout un programme!
Celui du théatre où se jouent des comédies et des drames en treize actes, chaque soir, pendant une semaine en ce mois d'avril.

Les acteurs ne sont pas ceux que l'on voit habituellement sur une scène, sinon celle d'un commerce, d'un atelier ou d'un bureau.

Mais les apprentis sur la scène du théatre du Gymnase sont des artistes, indéniablement. Leur défi paraît insensé, formés aux techniques de la comédie en douze jours il leur faudra imaginer, écrire, répéter puis enfin jouer une pièce face au public dans un grand théatre parisien.

S'offrir en spectacle au regard de l'autre, par le geste et la parole n'est pas chose facile à un ébéniste, un boucher, un commercial ou même à un employé des ressources humaines à qui on n'en demande généralement pas tant!

Sur un thème associé au métier qu'ils ont choisi ou sur un sujet plus général (philo, politique, social) treize formations de quatre ou cinq apprentis se jettent chaque soir sur la scène avec un coeur énorme, afin d'émouvoir le public et emporter l'adhésion du jury qui doit établir un classement à la fin du spectacle.

En amont de la performance face au public, on imagine l'effort à produire pour surmonter l'ihnibition, le trac, la difficile maitrise du texte, du jeu d'acteur. Courage et audace sont des prédispositions requises bien avant le lever du rideau.

Le résultat est spectaculaire, on est bien au théatre! L'énergie, la créativité des scénarii entrainent le spectateur dans des comédies rocambolesques, surréalistes où l'humour et la dérision sont parfois cruelles mais toujours teintés d'une humanité sincère et touchante. Après un moment de stupeur l'enthousiasme gagne le public et impressionne même les professionnels du jury, metteurs en scènes, comédiens ou journalistes. Dur métier que celui de Jury; Comment départager et désigner la meilleure formation à l'issue du concours, au milieu de tous ces talents ?

Heureusement plusieurs prix les distingueront, le premier prix sera attribué aux apprentis mécaniciens de l'Institut National du Cycle et du Motocycle, avec une scène intitulée "Confiance" qui établit l'importance de l'affirmation de soi et de ses qualités pour convaincre un employeur (vidéo ci-dessous).

Une belle démonstration qui aura fait l'unanimité malgré le plateau très brillant des prétendants à la victoire (voir tous les prix en téléchargeant le palmarès en PDF en fin d'article).

L'édition 2016 d'Apprentiscènes a connu un succès qui ne se dément pas depuis dix ans que la Région Ile de France soutient efficacement l'évènement (sacré meilleur événement éducatif européen au Festival International de l'Evénement et la Communication Live en 2015).

Gageons que la nouvelle direction Régionale qu'anime désormais Valérie Pécresse maintienne cette belle initiative qui crédite l'apprentissage d'un prix décisif celui-là: une image positive, valorisante et enthousiaste.

Après 4 mois d’écriture et de répétitions, le rideau est tombé sur les Apprentiscènes 2016 et c'est le CFA des métiers du cycle et des motocycles qui remporte le premier prix !

Posté par Région Ile-de-France sur mardi 12 avril 2016
Auteur: Christophe Montoriol  -  11/04/2016
Plus d'infos sur Palmarès ApprentiScènes 2016
 
T’aimerais être prof, toi ?
Une analyse de Dominique Macaire de l'université de Lorraine qui s'interroge sur le plus beau métier du monde

Prof ? On le disait volontiers « le plus beau métier du monde ». Ah oui…. ? Tiens, voilà qu’il est réputé franchement moins attractif de nos jours, ce métier-là. Et pourtant, direz-vous, l’industrie cinématographique s’intéresse à cette profession, ce que ne dément pas le succès de films comme La guerre des boutons, Mourir d’aimer, Les choriste, Être et avoir, Les profs, Le pion, Les désarrois de l’élève Törless, Diabolo Menthe, ou encore de documentaires comme Sur le chemin de l’école, dont certains sont disponibles en streaming, voire de séries TV à heure de grande écoute comme Parents-Profs.

Le site SensCritique propose même de passer aux élèves des films sur les profs. Alors que penser de ce métier ?

Chacun d’entre nous a en mémoire un enseignant qu’il a apprécié ou détesté ! Pas vrai ? Certains parlent avec des trémolos dans la voix de leur premier enseignant (la mienne avait de longs cheveux bruns… le mien était trop sévère…).

Donc les profs influencent leurs élèves, semble-t-il. La relation est importante dans l’acte d’apprendre, nul ne le contredit. Et le « modèle » de l’enseignant demeure un paramètre central de l’apprentissage, du moins aux dires des apprenants. « Et toi, tu veux devenir prof ? », se demandent pourtant les jeunes.

Prof, un métier nettement moins en vogue

Une récente publication de l’OCDE (2015) s’intéresse à l’envie de devenir professeur chez les étudiants des pays de l’OCDE.

Elle aboutit au constat que seuls 5 % d’entre eux choisissent cette profession avec une légère préférence chez les filles : 3 % sont des garçons, 6 % des filles, mais sans aucune incidence de genre dans certains pays comme la Bulgarie, l’Indonésie, le Japon, ou la Suisse.

Le niveau de rémunération est sans nul doute une explication à ce désamour de la profession enseignante, puisque les enseignants gagnent en proportion et en moyenne 85 à 92 % du salaire des employés du secteur tertiaire, toujours selon les chiffres de l’OCDE. Ils sont donc rémunérés en dessous des autres employés du tertiaire.

Nombre de détracteurs diront toutefois à tort que leur salaire est à rapporter aux vacances dont ils bénéficient. Les enseignants en France n’ont pas vu de réactualisation de leur point d’indice depuis… 2010 ! Ceci s’est apprécié à la manifestation du 26 janvier avec ses 130 à 150 000 personnes dans la rue.

Cela n’étonnera guère : c’est dans les pays où l’enseignant est le mieux rémunéré que la profession semble la plus attractive : c’est le cas de la Corée, de l’Indonésie, de l’Irlande du Sud, du Japon ou encore du Luxembourg et de la Turquie, pour ne nommer que ces pays arrivant en tête des statistiques.

On peut retenir de l’étude de l’OCDE que la valeur sociale attribuée à toute profession génère pour elle une plus ou moins grande attractivité chez les jeunes qui s’interrogent sur leur avenir à l’heure du choix.

Effectivement, depuis des décennies en France, la profession enseignante a perdu de son statut social élevé. Qui ne se souvient pas des instituteurs de campagne ? L’instituteur était l’un des notables de village dans les années d’après-guerre encore. Il n’en est plus ainsi, preuve en sont les agressions dont sont victimes les enseignants et les scandales qui entachent la profession, auxquels certains confèrent une valeur généralisante.

La situation devient problématique dès lors que le vivier de personnes désirant entrer dans la profession n’est pas suffisant au regard du nombre de postes offerts. Le recrutement peut certes se targuer d’être fait par concours, mais certaines disciplines sont dans la pénurie de candidats, notamment les mathématiques dans le secondaire, ou l’anglais, alors que d’autres professions mieux valorisées socialement et financièrement sont offertes à niveau de formation égal, attirant, toujours selon l’OCDE, les candidats les plus performants.

En outre, la garantie d’emploi dans la fonction publique conférée par le concours de recrutement ne fait plus vraiment recette pour une génération qui se dit qu’elle n’exercera sans doute pas le même métier toute sa vie.

Etre prof en France

En France, les conditions d’exercice de la profession enseignante s’avèrent difficiles au quotidien : classes chargée, programmes lourds, contextes d’écoles peu porteurs, trop rare formation aux mutations de la société, tels la violence, le handicap, le plurilinguisme, les migrations, logique descendante de mise en œuvre, non-concertation et faible congruence du top down et du bottom up, attentes fortes des parents et démotivation des jeunes… Un constat alarmant.

La formation initiale dans les ESPÉ (écoles supérieures du professorat et de l’éducation) revisite régulièrement cette profession à grands coups de référentiels de compétences, mais le résultat chez les jeunes enseignants reste déprimant : la pédagogie reste l’une des premières sources de problèmes pour eux.

L’alternance est trop ponctuelle, le geste n’est pas accompagné avec suffisamment de régularité ou de cohérence, ni vraiment en situation, parfois il ne conduit pas à une posture de « praticien réfléchi », les questions vives demeurent et la prise en compte des recherches les plus récentes reste souvent lettre morte dans la formation.

Les représentations du métier et de la discipline constituent des obstacles non négligeables. Certains outils de réflexivité comme les portfolios ne sont pas ou sont peu diffusés par les formateurs. Ainsi, les blogs fleurissent pour aider et soutenir et ce sont souvent eux qui apportent des solutions par le biais des pairs.

Et la recherche ? Bien des laboratoires, mais aussi l’Ifé, à Lyon dans ses dossiers de veille et avec sa chaire UNESCO, travaillent sur la professionnalisation des enseignants. Voilà un sujet porteur.

Le numéro de janvier 2016 des dossiers de veille Ifé porte de façon non innocente sur le changement : le changement, c’est comment ?. Ce qui permet à Olivier Rey, le rédacteur en chef, de constater que si les structures et dispositifs changent, les pratiques d’enseignement, elles, font preuve d’une impressionnante stabilité. Là aussi, un constat inquiétant.

Efficacité et changement de l’institution scolaire

Le changement a été longtemps sollicité par une conception top down des politiques éducatives en France. On en veut pour preuve le rôle des IPR (inspecteur pédagogique régional) et IEN (inspecteur de l’éducation nationale). Il a ensuite été encouragé par le recours à la diffusion de bonnes pratiques reconnues, dont on attend qu’elles soient pour ainsi dire transférables, sans avoir à être repensées, voire recontextualisées. Notons que l’Europe a été un fort pourvoyeur de bonnes pratiques dans les années 2000, avec, par exemple, le financement de projets et d’outils accompagnant le Cadre européen Commun de référence pour les Langues vivantes en 2001.

Ces deux approches, le top down et les bonnes pratiques, centrent l’école et le métier d’enseignant sur des aspects modélisables. La part d’autonomie, de réflexion et de décision de l’enseignant y est minime.

Où trouver le sens des apprentissages ? On n’est pas loin d’envisager que les réformes successives depuis les années 70 adossées à ces principes aient pu démoraliser ou faire démissionner certains enseignants par le côté séquentiel et techniciste à l’œuvre. Bien des enseignants en quête de recettes en sont les héritiers.

Depuis deux décennies environ, un courant venu des USA pénètre l’institution scolaire, le School effectiveness ou le School improvement. Ce courant recherche les conditions locales de l’efficacité au niveau des établissements. Il s’agit d’une approche plus globalisante et compréhensive des situations. De modèles intangibles, on passe aux dispositifs et environnements favorisant le changement. Les acteurs y trouvent mieux leur place.

La recherche s’oriente depuis vers une réflexion plus holistique de ce qui peut contribuer au changement, comme le montrent les travaux de Hopkins (2016) ou ceux de Spillane (2014) qui recentre l’analyse sur les contenus didactiques et notamment sur les interactions.

Mais les enjeux suffisent-ils à engager l’action ? À produire du changement ? Rey affirme : « Autrement dit, on accepte l’idée que ce qu’on appelle le système éducatif soit le produit d’interactions entre acteurs et organisations qui disposent parfois d’une certaine autonomie et n’obéissent pas tous à la même logique. Cette vision accorde plus d’importance à la pluralité des logiques qui coexistent tant au niveau « vertical » (Éducation nationale, administration, disciplines…) qu’au niveau « horizontal » entre établissements, réseaux, collectivités ».

A-t-on perdu l’enseignant en route ?

Depuis quelques années existe le concept de « didactique professionnelle », une logique non bureaucratique dont les acteurs sont essentiels à l’aide au changement. Il y a beaucoup à chercher de ce côté là.

Le mouvement de balancier prof/enseignement-élève/apprentissage-didactique professionnelle intéresse au plus haut point. De nos jours, la valeur de l’action partagée et de l’expérience d’une communauté enseignante (visible sur les sites et forums), de l’organisation apprenante contribuent à impulser l’idée selon laquelle le groupe est déterminant à côté de l’intention ou de l’action du professionnel isolé.

Pour caractériser le changement, l’affaire est assez complexe. On retient des moments-clés critiques, qui caractérisent les ruptures et engagent le changement.

Il semble que « la composante clé dans le processus du développement professionnel soit le fait qu’un individu reconnaisse et prenne en compte un changement comme une meilleure manière de faire que celle qui précédait » (Rey, 2016). Ainsi, les représentations sociales et les croyances à l’œuvre sont-elles centrales dans l’évolution que peut espérer l’école pour professionnaliser ses enseignants.

Dès lors, les politiques publiques semblent-elles à la recherche de l’efficacité au risque de stigmatiser les enseignants. Ne nous trompons pas de responsable, comme le dit Alain Rey : « Bien souvent, ce sont de vrais choix de conception de politique publique qui expliquent les difficultés rencontrées, choix dont ils les [décideurs] sont éminemment responsables… ».

La recherche actuelle se centre sur la connaissance des gestes professionnels de l’enseignant, sur ses pratiques données à voir et dites, sur ses croyances également. C’est la Teacher cognition.

Connaître les enseignants et mesurer – dans le sens non d’évaluer, mais de comprendre – leurs schèmes d’action aiderait à mieux les accompagner dans leur professionnalisation et de ce fait à leur faciliter l’exercice de leur quotidien.

Être prof aujourd’hui, un joli défi, mais bien peu de jeunes y vont…

Auteur: Dominique Macaire, Université de Lorraine  -  27/01/2016
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La révolution en marche
le nouveau plan pour l'apprentissage de François Hollande: la révolution culturelle annoncée?
« Dans la tempête, une main pour soi, l'autre pour le bateau » aimait à rappeler
le fameux Captain Cap qui s'émouvait de la maladresse des marins perdus en mer.

Une main pour se garantir, une autre pour agir. Mais le capitaine convenait aussi que quand le bateau sombre il est bien inutile de s'accrocher aux haubans. Certains prétendent que les récits du célèbre navigateur figurent en bonne place dans la bibliothèque de François Hollande. On peut le croire après l'annonce des nouvelles mesures pour la relance de l'apprentissage, noyé dans le naufrage de l'emploi en France.

Depuis Jules Ferry l'apprentissage est une voie scolaire pilotée par l'éducation Nationale et ses académies. Aujourd'hui, le chef de l'État souhaite ouvrir une deuxième voie d'accès qui dépendra du ministère du Travail.

Un changement? Non, une révolution!

La surprise est grande quand La gauche, sur les principes de l'éducation pour tous et de l'égalité des chances, a toujours maintenu le dogme sous la garantie exclusive de l'Education Nationale.

Mais dans la tempête qui fait rage, force est de constater que le barreur a perdu le cap. Dans sa grande oeuvre, l'Education Nationale a abandonné près de 120 000 jeunes sur le quai, sans diplôme, sans qualification. L'équivalent d'une ville moyenne en France!

Certes la grande maison reste admirable et peut s'ennorgueillir du succès des 42 % de jeunes sortants de formation initiale qui, tous les ans, sont diplômés de l’enseignement supérieur. On en comptait pas la moitié il y a quarante ans!

Ces diplômés ont toutes les chances de trouver un emploi, mais les autres?

« Beaucoup ont au moins le baccalauréat » répondent certains moralisateurs qui n'en emploieraient aucun.

Reste donc à former tous ces jeunes à un métier, avec une effort particulier pour ceux qui sortent du système scolaire chaque année. Hélas, ici, l'Education Nationale commence à bafouiller: près de 2 millions de jeunes sont sans emploi ni diplôme en France, un résultat éloquent. Assez sans doute pour décider le chef de l'état d'ouvrir la main sur les principes et d'agir avec l'autre. Prêt à déléguer au ministère du Travail une autre voie d'accès à l'apprentissage, bravant l'hérésie le président annonce les nouvelles mesures;

Au moment de leur orientation, les élèves pourront choisir de s'engager vers un enseignement exclusivement professionnel dans un CFA. Fini les matières générales, les branches professionnelles contribueront à définir les programmes, au plus près des besoins des entreprises. Un jury de professionnels délivrera les titres.

Plus de souplesse aussi avec les dates d'entrée en apprentissage: indépendant du système scolaire les contrats pourront être signés à n'importe quel moment de l'année.

Révolution culturelle, sûrement, effet d'une lente érosion du dogme par les bouleversements d'une société qui ne conduit pas forcément à l'inégalité. En préalable, ce n'est pas l'égalité des connaissances que l'on vise mais celle de la dignité, impossible sans un métier.

Le Captain Cap disait sans rire: « Les préjugés, c'est ce qu'on doit juger en premier ». François Hollande a dû le lire.
Auteur: Christophe Montoriol   -  26/01/2016
Le monde de l’éducation face aux défis des réseaux
Enrayer la spirale de l’échec et conforter la citoyenneté

L’éducation en France doit relever deux défis majeurs. Le premier, c’est enrayer la spirale de l’échec, qui voit régulièrement les scores français baisser dans le classement PISA, reproduisant les élites et les déclassés de l’école.

Le second est lié à la citoyenneté, qui risque de s’émietter, se fragiliser pour des jeunes en mal de repères.

Face à un monde multipolaire, complexe et désenchanté, Internet propose une constellation informationnelle déréglée, horizontale, où les réseaux sociaux et les moteurs de recherche peuvent à la fois contribuer à une socialisation positive, mais aussi à véhiculer les idéologies les plus dangereuses.

Cela peut creuser des fractures générationnelles et sociales de façon irrémédiable. Ces deux gageures ne sont pas sans attaches l’une avec l’autre.

L’innovation pédagogique

En Finlande, la culture de l’innovation pédagogique a transformé en profondeur les politiques éducatives, passant d’un système centralisé imposant un programme, à un système décentralisé où les enseignants sont encouragés à développer des programmes créatifs.

Non seulement la Finlande se classe en tête de classement (PISA) pour les pays de l’OCDE, mais affiche le moins de variations de résultats entre les écoles. En France, la culture du savoir entraîne la peur de l’erreur, de la faute. Les élèves français, contrairement aux autres élèves européens, s’empêchent de répondre aux questions posées lorsqu’ils ne sont pas sûrs d’eux.

Il ne s’agit pas d’ouvrir un débat sur les notes, mais plutôt ce qui favorise ou a contrario annihile le désir d’apprendre. L’ouverture d’esprit ne signifie pas être sans règle et on peut proposer dans le cadre scolaire une organisation qui permet une logique de l’agir efficace et créative.

Mais, pour y parvenir, le pédagogue doit assouplir le fonctionnement de la classe et en premier faire le deuil d’une homogénéisation forcée du groupe d’apprenants dont il a la responsabilité.

Lorsque « le droit à la différence » est assumé, l’élève construit plus aisément des passerelles cognitives entre ses savoirs, ses savoir-être et son éthos, ce qui lui permet d’optimiser ses connaissances, prendre confiance en lui et oser des solutions originales, comme l’explique Hélène Trocmé-Fabre1.

Cette posture pédagogique ne va pas de soi, il faut partir de l’apprenant et de son rythme d’apprentissage. Cela pose aussi la question du sens que ce dernier donne à l’école et aux savoirs, de l’intérêt qu’il développe ou non d’y investir sa curiosité naturelle et son envie d’apprendre, afin de les transformer ensuite en travail et en exercices : « Ce qui s’exprime dans le rapport au savoir (et à l’école), c’est l’identité même de l’individu, constellation de repères, de pratiques, de mobiles et de buts engagée dans le temps et prenant forme réflexive dans une image de soi. Mais cette identité n’est pas seulement exprimée dans le rapport au savoir, elle y est aussi en jeu : être confronté à un apprentissage, à un savoir, à l’école, c’est y engager son identité et la mettre à l’épreuve »2.

Intégration des outils numériques

Le rapport de l’OCDE « Students, Computers and Learning : Making the Connection », montre que l’efficacité de l’intégration des outils numériques en classe dépend de l’adoption par les enseignants de nouvelles pédagogies – travail collaboratif en petits groupes, enseignement personnalisé, exploitation des compétences de chacun, plutôt qu’une homogénéisation forcée, qui toutes composent les principes de base d’une pédagogie inversée.

Les premières études évaluant les classes inversées indiquent un niveau de confiance supérieur aux cohortes qui reçoivent le cours de façon classique, une plus grande implication au sein du groupe et le renforcement du style d’apprentissage par intuition (Micah Stickel & Liu Qin, 2015), trois caractéristiques récurrentes de la créativité dans ses définitions et ses formes d’expression.

Les laboratoires de recherche, s’ils se voient doter des moyens nécessaires, ont tout intérêt à développer tant la recherche fondamentale que des recherches-actions à mener au sein de l’Éducation nationale et des universités elles-mêmes.

Une étude menée par la Commission européenne réalisée en 2014 et 2015 dans huit pays d’Europe (Allemagne, Espagne, France, Lituanie, Norvège, Pays-Bas, Pologne, Royaume-Uni) préconise de considérer la technologie comme un instrument d’innovation et non comme une fin en soi dans les universités.

Les pays qui ont créé des agences nationales dédiées aux innovations pédagogiques voient leur conduite du changement accélérée. Elles peuvent évaluer plus aisément l’impact des expérimentations pédagogiques et des NTIC (nouvelles technologies de l’information et de la communication), faire connaître et partager les bonnes pratiques.

Pour exemple, les e-portfolios, portefeuilles de compétences en ligne, qui incitent l’étudiant à réfléchir à sa formation, ses acquis, à évaluer son parcours tout en s’inscrivant dans une trajectoire de professionnalisation sont prometteurs. Ils peuvent se décliner aux formations initiales, continues et tout au long de la vie. Ils favorisent une posture réflexive des apprenants et valorisent leurs savoirs tout en mettant en lumière leurs réalisations personnelles, leur originalité. /p>

Éducation et citoyenneté

En 2008, la commission européenne a souligné l’importance pour chaque citoyen d’être apte à résoudre des problèmes, en manifestant des capacités d’analyse, d’autogestion et de communication, en travaillant en équipe, en ayant développé des compétences linguistiques et numériques.

Par sa définition même, l’éducation aux médias peut et doit être à la pointe des expérimentations. Les attentats qui ont secoué la France en janvier et en novembre 2015 ont rappelé avec acuité la nécessité d’une éducation aux médias dispensée de la maternelle à l’université et d’une recherche scientifique internationale de grande ampleur en ce domaine qui se saisisse de cette question socialement vive.

L’éducation aux médias peut se définir comme la capacité à accéder aux médias, à comprendre et apprécier, avec un sens critique, les différents aspects des médias et de leurs contenus, qui comprend une dimension créative et communicationnelle.

A l’ère du numérique, elle impose de développer tout à la fois l’analyse et la maîtrise des médias. Cela peut être vécu comme une contrainte, ce peut être aussi envisagé comme un formidable laboratoire d’expériences et d’accélération d’innovation pédagogique. La mutation numérique peut et doit accélérer le développement d’une pensée convergente et divergente au sein de l’institution scolaire, stimulant la créativité des élèves, encourageant les apprenants à l’autodidactie, à l’autoformation.

Inscrite au socle commun des connaissances en France depuis 2006, l’éducation aux médias doit envisager une éducation progressive aux médias et à ses enjeux, du premier degré au supérieur.

Pour réussir, la formation des enseignants est primordiale, tant en termes de contenus pédagogiques qu’au regard du positionnement qu’ils ont à adopter, qui doit allier la posture magistrale traditionnelle quand il s’agit d’analyser les médias et celle, plus proche du compagnonnage, lorsqu’il s’agit de produire des médias en contexte scolaire, les deux étant absolument nécessaires pour former les élèves à une éducation aux médias complète et efficace.

C’est un défi sociétal. Le développement du numérique et l’usage d’Internet sont susceptibles d’aider à le relever. Les médias représentent aujourd’hui un savoir médian. L’avantage de travailler l’éducation aux médias par l’analyse critique des médias et la créativité est qu’on travaille une approche systématique, continuelle et concertée.

Auteur: Laurence Corroy, maître de conférences HDR / Université Sorbonne Nouvelle  -  24/01/2016
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2016: la révolution culturelle
L'échec constant des plans pour l'emploi oblige le gouvernement à sortir des sentiers battus
Au lendemain du premier tour des élections régionales, le Front National exultait avec un score jamais atteint dans un scrutin national. Il a pu y voir le succès de ses idées xénophobes, racistes et archaïques dans l'esprit des français.

La réalité est sans nul doute moins effrayante, les six millions de français qui ont déposé un bulletin Front National sont simplement exaspérés par le chômage qui progresse, déprimés par les attentats, et partant, peu optimistes pour l'avenir. Ces électeurs sanctionnent les politiques en place bien plus qu'ils n'approuvent les solutions portées par la famille Le Pen. Néanmoins rien ne semble arrêter la vague populiste qui menace de submerger la France aux prochaines élections présidentielles.

A moins que..

Parier sur un prochain sursaut républicain est hasardeux, le barrage à l'élection de Jean-Marie Le Pen aux présidentielles de 2002 a pu laisser un goût amer à nombre de citoyens. La droite républicaine, puis la gauche ont échoué à rétablir la confiance.

Mais peut on parier sur une amélioration de l'emploi ?

Aujourd'hui, après l'alarme, les responsables politiques proclament un changement radical. Myriam El Khomri, ministre du Travail, annonce devant les parlementaires "Il y a des réalités dans notre pays qu'il faut regarder en face (...) notre chômage est un chômage de peu ou pas qualifiés" et précise que près de deux millions de demandeurs d'emploi ont le niveau Baccalauréat et 680.000 un niveau scolaire inférieur au CAP.

Puis, plus tard «En matière d'apprentissage, en matière de formation des demandeurs d'emplois, il faut que nous allions bien au-delà (…) Avec toutes les régions qui souhaitent le faire avec nous, nous avons l'occasion de prendre ensemble des mesures radicales. » et appelle à « une révolution culturelle».

« Apprentissage, apprentissage! » le mot est dans toutes les bouches et tonitruant, surtout pour couvrir la voix du Front National qui a repris opportunément l'argument dans ses promesses de campagne, le mot est à la mode. Reste que si l'apprentissage ne prétend pas à lui seul résoudre les problèmes du chômage, il a des vertus que tout le monde est prêt à reconnaître aujourd'hui.

Le premier ministre Manuel Wals promet d'annoncer ces nouvelles mesures en janvier. Espérons que le père Noël aura été généreux et que le premier ministre chausse grand. Car en cadeaux on attend des idées, beaucoup d'idées, neuves et même, révolutionnaires :)

La rédaction de L'APPRENTI a déjà suggéré des pistes qu'on peut emprunter à la luge :

- Réformer le mode d'orientation dans les lycées et collèges pour y inclure l'apprentissage comme une voie pleine et entière, dépourvue de préjugés et de tabous.

- Encourager et resserrer les liens entre les entreprises et l'école pour amener les élèves à envisager leurs études avec une finalité : un métier!

- Vider la vieille hotte des inextricables mesurettes en aides financières et fiscales pour y substituer deux mesures fortes :

    - emploi des apprentis sans frais pour les employeurs les deux premières années    d'apprentissage (et pas seulement pour les jeunes de moins de 18 ans)

    - Suivi et soutien actif des apprentis dans l'entreprise par les académies ou les CFA

Apprentissage et Education doivent être confondus et ne faire qu'un dans la république.

Combien cela va coûter ? Sans doute moins que ce que coûte à la société 150 000 jeunes qui sortent de l'école sans aucune qualification. Et qui pourraient bien voter Front National en 2017.

La révolution, quoi :)

Auteur: Christophe Montoriol  -  16/12/2015
MOOC en cuisine
L'AFPA lance le premier MOOC Apprentissage en France pour la cuisine
C'est aux Etats-Unis qu'apparaissent les premiers MOOC (Massive Open Online Course): ce qui se traduit par « cours en ligne ouvert à tous » libres et gratuits sur internet.

Le qualificatif « massive » est lié au grand nombre de participants : certains cours peuvent réunir plus de 100 000 personnes.

En 2001 le Massachusetts Institute of Technology, la prestigieuse université américaine, initie ce mode de formation en diffusant une cinquantaine de ses cours en ligne.

Dix ans plus tard, le succès est retentissant, le MIT a placé la totalité de ses 1 800 cours en ligne et obtient en 2013 plus de 10 millions de visites par mois sur son site.

Le premier MOOC français est créé en janvier 2013 par l'École centrale de Lille , le MOOC « ABC de la gestion de projet » : il délivre un certificat en cas de réussite.

L'AFPA, Association pour la Formation Professionnelle des Adultes est un opérateur public de la formation professionnelle au service des Régions, de l’État, des branches et des entreprises.

Avec la création de ce MOOC, l'opérateur qui souffre d'une image un peu déclassée s'oriente vers une voie résolument moderne et attractive. Le choix de démarrer par une formation à la cuisine n'est pas dénuée de sens, les chances de succès sont grandes, la cuisine et plus précisément la gastronomie française a la côte en métropole comme à l'étranger.

Et le public est large: « Vous avez un projet professionnel autour de la cuisine ? Comme par exemple ouvrir votre restaurant ? Devenir cuisinier ? Approfondir vos compétences professionnelles ? Peut-être même vous reconvertir ? » le nouveau site de l'AFPA le proclame, le cours s’adresse à tous les professionnels et particuliers qui souhaitent se former, se perfectionner ou s’orienter vers le métier de cuisinier ou tout simplement réaliser une passion et maîtriser la technique.

A la différence de certains MOOC, l'AFPA ne délivrera pas de certificat mais une attestation de suivi avec succès qui sera attribuée aux apprenants réussissant à obtenir une note supérieure à 50%.

Certains CFA dénoncent déjà un modèle de formation dévoyé et craignent une concurrence déloyale de leurs formations. Ils pourraient y voir au contraire une opportunité et s'inspirer de cette initiative. A l'exemple du MIT, une des écoles les plus chères des Etats-Unis, qui loin de perdre des étudiants, a multiplié les inscriptions, étoffé son prestige et étendu son influence dans le monde entier.
Auteur: Christophe Montoriol  -  15/12/2015
Plus d'infos sur mooc.afpa.fr
 
Erasmus des apprentis
Les apprentis à la conquête de l'Europe
Les apprentis pourront ils, à l'instar de leurs camarades étudiants, partir à l'étranger compléter leur formations ? Oui, si l'on en croit l'initiative des gouvernements français et allemand qui lancent un projet pilote qui ressemble à un Erasmus pour les apprentis.

Un programme qui permet depuis 1987 aux étudiants d'effectuer une partie de leurs études dans un autre établissement scolaire européen, trois mois au minimum ou un an au maximum. Trois millions d'étudiants y ont participé depuis sa création.

Avec un Erasmus Apprentissage la difficulté tient de la tri-partie Apprenti-Ecole-Entreprise, où l'entreprise est l’élément nouveau qu'il faut intégrer. Pour tester ce dispositif onze entreprises (Engie, Bosch, Michelin, BASF, Allianz France, BNP Paribas, Safran, Airbus, Siemens, L'Oreal, Danone) prévoient d'organiser la mobilité d'une cinquantaine d'apprentis, français pour la plupart (Bac Pro et BTS). Ces grandes entreprises sont implantées dans toutes l'Europe et notamment en Allemagne où les apprentis pourront suivre une partie de leur formation (six semaines à trois mois).

Les barrières à la réussite du projet sont nombreuses, la langue qu'il leur faudra maîtriser, le calendrier de l'alternance Ecole/Entreprise qu'il faudra adapter et harmoniser avec celui que suivent les autres apprentis. Chaque jeune se verra donc proposer une bourse de mobilité et des cours de langues.

Le progrès est important: une qualification au niveau international, un avantage concurrentiel sur le marché du travail, la possibilité d'établir des contacts économiques à l'étranger et d'explorer de nouveaux marchés.

Cette expérimentation constitue, pour les partenaires associés au projet, une "première étape avant d'envisager une généralisation" au sein de l'Union européenne, avec pour objectif de "faire bénéficier aux jeunes apprentis des mêmes possibilités de mobilité que les étudiants" (MEDEF/CFDT)

"Il n'y a aucune raison qu'Erasmus, qui est un grand succès pour les étudiants, ne le soit pas aussi demain pour les jeunes en formation professionnelle et en apprentissage", estime Harlem Désir, secrétaire d’État aux affaires européennes.

35 000 étudiants bénéficie actuellement du programme Erasmus.

Ce projet pilote concrétise une démarche portée par l'Assemblée Permanente des Chambres de Métiers depuis 2009 en réponse à un appel à propositions de la Commission européenne.

Quinze ans pour constituer un réseau, le réseau EuroApprentissage, cela paraît long mais sans doute à la mesure des difficultés rencontrées, échanges et harmonisation ne sont pas les principes directeurs qui animent nos administrations!

Mais au bout du compte le réseau EuroApprentissage est aujourd'hui composé de 350 organisations compétentes en matière d'apprentissage et /ou de mobilité : régions, chambres de métiers, chambres de commerce, branches et organisations professionnelles, réseaux de formation, agences nationales, etc.

Élargir l'horizon des apprentis français sème une nouvelle espérance, un quart des jeunes actifs de moins de 25 ans est au chômage, mais le champ est plus vaste, en Europe 15 millions de jeunes sont sans emploi.

La mobilité des apprentis qui débute entre la France et l'Allemagne s'inscrit dans le projet Européen fondateur : « Nous avons acquis, par la démonstration des faits, que les nations, loin de pouvoir se suffire à elles-mêmes, sont solidaires les unes des autres ; que le meilleur moyen de servir son pays est de lui assurer le concours des autres par la réciprocité des efforts et par la mise en commun des ressources » (Robert Schuman / mai 1950.)
Auteur: Christophe Montoriol  -  25/11/2015
Baisse du chomage des jeunes
L’amélioration de l'emploi des jeunes bénéficie-t-il à l'apprentissage?
En octobre, le gouvernement se félicite de la baisse du chomage chez les jeunes.

L'apprentissage est il concerné par cette bonne nouvelle?

Le ministère désigne les moins de 25 ans inscrits en catégorie A dont le chômage recule en septembre (- 2,6 %); Et annonce une tendance claire : après quatre mois consécutifs de baisse, cela prouverait l’efficacité des dispositifs en faveur de l’emploi des jeunes (emplois d’avenir, garantie jeunes, contrats de génération, relance de l’apprentissage).

Or la catégorie A correspond à des fonctions de conception, de direction et d’encadrement (attaché d’administration, ingénieur, etc.), ainsi qu’aux emplois de l’enseignement. Des fonctions où l'apprentissage est assez peu représenté malgré une tendance forte à son évolution vers les études supérieures depuis quelques années.

Avec un chômage en hausse (+ 1,5 % sur un mois et + 14,8 % sur un an) des jeunes inscrits en catégorie C qui regroupe le plus souvent les apprentis (cuisiniers, électriciens, etc.), il est sans doute un peu tôt pour s'enthousiasmer des bons résultats de la relance de l'apprentissage.

Néanmoins on peut se réjouir de cette embellie qui témoigne sans doute d'une reprise économique qu'on espère durable. Un plus grand nombre de contrats en apprentissage dans la fonction publique, la gratuité des salaires d'apprentis de moins de 18 ans, le pacte de responsabilité sont indéniablement des leviers forts d'une croissance probable.
Auteur: Christophe Montoriol  -  27/10/2015
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