Pour beaucoup, la rentrée commence par une course contre la montre : l'urgence de trouver une entreprise pour commencer ou poursuivre sa formation en alternance. Après plusieurs années de forte croissance de l’apprentissage, le vent a tourné. Des employeurs renoncent à recruter et, faute de contrat d'apprentissage, des apprentis renoncent à leurs études.
Pendant plusieurs années, l’apprentissage a été largement soutenu par l’État. Avec un résultat spectaculaire : près de 900 000 nouveaux contrats ont été signés en 2024. Mais cette progression s'interrompt, puis en 2025, le nombre de nouveaux contrats commence à décliner, près de 5 % en un an.
Depuis mars 2026, les aides à l’embauche ont fortement diminué. Une entreprise de moins de 250 salariés peut toujours recevoir jusqu’à 5 000 € pour un apprenti préparant un CAP ou un diplôme de niveau bac, mais l’aide tombe à 2 000 € pour une formation de niveau licence, master ou équivalent.
Pour une entreprise de 250 salariés ou plus, elle descend même à 750 € pour ces formations du supérieur.
Pour un employeur qui hésite à recruter, la différence compte. Et elle compte encore davantage pour une petite entreprise qui surveille la moindre dépense. Moins d’aide, moins de contrats proposés aux apprentis.
Autre changement : le financement des formations en apprentissage devient plus contraint. L’État réduit la charge du dispositif et les financements accordés aux CFA chutent.
Sur le terrain, la conséquence est immédiate : lorsque le reste à charge augmente pour l’entreprise, celle-ci renonce souvent à embaucher un apprenti, un contrat d'apprentissage perdu.
À cela s’ajoute le contexte économique. Les entreprises font face à des incertitudes sur leur activité, leurs charges et leurs perspectives. Les embauches en CDI ont d’ailleurs encore reculé de 0,7 % au premier trimestre 2026.
Dans ce climat, les entreprises réduisent leurs recrutements ou les reportent. Et l’apprentissage n’échappe pas à ces arbitrages.
Le problème est particulièrement sensible pour les jeunes qui cherchent une alternance dans les secteurs très demandés : communication, marketing, ressources humaines, commerce, informatique… Pour une même offre, les candidats sont nombreux et la concurrence est rude.
La situation est particulièrement difficile pour les étudiants qui comptent sur l’alternance pour financer leurs études. La baisse des aides touche directement les formations du supérieur, précisément celles pour lesquelles le coût de la formation et le salaire de l’apprenti représentent une dépense importante pour l’entreprise.
Pour ces jeunes, ne pas trouver d’employeur ne signifie pas seulement perdre une expérience professionnelle. Sans contrat, certains ne pourront tout simplement pas financer leur école et devront abandonner ou reporter leurs études.
Ce serait une erreur d’en conclure que l’apprentissage ne fonctionne plus.
Les chiffres montrent exactement le contraire : 73 % des apprentis de niveau CAP à BTS sortis d’études en 2023 occupaient un emploi salarié deux ans plus tard.
L’alternance permet d’obtenir un diplôme, une expérience professionnelle et un salaire. Elle permet d’apprendre un métier dans l’entreprise et d’entrer directement dans le monde du travail. Pour beaucoup de jeunes, notamment dans l’enseignement supérieur, le salaire permet aussi de financer leurs études et leur vie quotidienne.
Pour cette rentrée 2026, pour ne pas rester sur le bord de la route, la consigne est simple : garder sa motivation et multiplier les pistes.
Répondre aux offres ne suffit plus. Il faut envoyer des candidatures spontanées, solliciter son CFA ou son école, mobiliser son réseau, utiliser LinkedIn et les plateformes d’emploi, contacter directement les entreprises et relancer celles qui ne répondent pas.
Et surtout, ne pas prendre un refus pour un échec personnel. Les entreprises recrutent moins et les candidats sont plus nombreux. Il faudra donc chercher davantage, insister et frapper à plus de portes.
Trouver un employeur est devenu plus difficile, mais ton projet, lui, n’a rien perdu de sa valeur.

Captain Cap - 02/09/2026
Votre avis:
Bonjour Mon fils a 18 ans depuis un mois est en contrat pour la deuxième année. Il prépare un bac professionnel commerce. Il passe en terminale et ..
...| Moins de 18 ans | 18 à 20 ans | 21 ans à 26 ans | |
| 1ère année | 504 € (27% SMIC) | 803 € (43% SMIC) | 990 € (53% SMIC) |
| 2ème année | 728 € (39% SMIC) | 952 € (51% SMIC) | 1 139 € (61% SMIC) |
| 3ème année | 1 027 € (55% SMIC) | 1 251 € (67% SMIC) | 1 456 € (78% SMIC) |
