Avec la crise les emplois se raréfient, on est désormais forcé d'étendre son périmètre de recherche aux villes, aux départements voisins.
Au coût du transport il faudra ajouter celui du loyer. Tous les CFA ne proposent pas d'hébergement.
Avec son seul salaire, lapprenti va se heurter à de nombreuses difficultés. La première qu'il rencontre est la caution réclamée par le propriétaire, qui demande généralement à son futur locataire qu'un « garant » se porte caution pour payer directement ses loyers en cas d'incapacité. Puis il y aura encore le dépôt de garantie à avancer qui doit permettre de financer d'éventuelles dégradations à la fin de la location.
Aujourd'hui, seules quelques régions ont pleinement pris la mesure de ces difficultés et proposent des réponses adaptées (
Aquitaine, Midi-Pyrénées). La proposition de la région Aquitaine paraît efficace, c'est elle qui se porte caution vis à vis du bailleur pour garantir le paiement du loyer et aussi auprès de la banque pour obtenir le prêt du dépôt de garantie.
Le nouveau ministre délégué à l’apprentissage, Thierry Repentin, très occupé par la mise en place des "Emplois d'avenir" délègue sans doute aux autres régions l'initiative de promouvoir de telles mesures.
On peut remarquer cependant que la ministre de l'enseignement supérieur, Geneviève Fioraso, se déclare prête à étendre le système de caution locative aux étudiants du supérieur. Mais qui porte encore l'harmonisation des traitements pour tous les jeunes en formation : étudiants ou apprentis, en dehors de quelques régions éclairées ?
Reste que la disparité ne favorise pas toujours les étudiants qui percoivent toujours moins d'APL que les apprentis (
voir notre article en 2010).