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Le téléphérique de l’Apprentissage

Pour mettre deux fers au feu, la solution de l’apprentissage est la plus connue. Financée par les régions, elle prépare en deux ans à un diplôme de l’Education Nationale, du CAP au Bac pro, ou de l’enseignement supérieur, du BTS à la licence pour les plus courtisés. Cette dernière filière, dite post-bac, connaît une fulgurante progression: 100 000 étudiants étaient inscrits en apprentissage en 2009. Cinq fois plus qu’en 1996. Un vrai téléphérique. Ce cursus de l’apprentissage de haut niveau, auparavant surtout emprunté par les jeunes à partir de 16 ans, vient aujourd’hui bousculer le premier cycle universitaire. Les étudiants y trouvent un moyen de rémunérer plus efficacement leurs études qu’avec l’habituelle validation du stage obligatoire, qu’il peut d’ailleurs remplacer (source Chambre de Commerce de Paris)

Reste que les candidats sont soumis à un rythme soutenu, accordant beaucoup de temps à la scolarité, souvent plus de 50% de cours, dispensés dans les CFA (Centre de Formation d’Apprentis), hébergés dans les lycées, IUT ou universités.

L’alternance entre CFA et entreprise peut être délicate à vivre : » je suis mes cours de chargé d’affaires en ventes de solutions durables (licence pro) à l’ESV de St-Germain-en-laye et mon entreprise validante est à Rouen » se désole Nicolas, qui évoque encore « la difficulté de retrouver la théorie quand on se défonce dans un projet avec des professionnels ». Logement et transport sont aussi des problèmes récurrents, partiellement corrigés par les salaires versés : de 25 à 78 % du SMIC en fonction de l’âge et de l’année de formation.

En revanche, protégé par un contrat de travail, l’apprenti possède en même temps la couverture sociale du salarié et le statut d’étudiant. Pas rien, notamment pour les dossiers d’attributions de logement en cité universitaire (CROUS).

La professionnalisation sous contrat

Egalement rémunéré, (de 55 à 100 % du SMIC pour les plus de 26 ans, source Direction de l’Information – Premier Ministre) le contrat de professionnalisation (CP) est directement financé par les branches professionnelles et vise à l’insertion immédiate dans le monde du travail. Pragmatique, la seconde voie de l’alternance partage avec l’apprentissage la confiance des employeurs. La dernière étude de l’association nationale des Directeurs des Ressources Humaines (DRH) montre que l’alternance est désormais le principal moteur de recrutement des jeunes en entreprises.

Avec cette option ouverte aux étudiants de 16 à 25 ans ainsi qu’aux demandeurs d’emploi de plus de 26 ans, le candidat forge directement ses outils de promotion dans un secteur très ciblé. La part du temps consacrée à l’étude ne dépasse pas 25%, se réduit parfois à seulement 15% mais ne dure qu’entre 6 et 12 mois. La formation est assurée par les universités, certains organismes comme le Greta quand ce n’est pas directement par l’entreprise. Avec le solde, on met la main à la pâte. La différence s’explique par le fait que beaucoup de ceux qui optent pour cette forme d’alternance sont titulaires d’un diplôme de niveau bac ou supérieur : ils ont déjà une solide base théorique et s’appliquent surtout à affiner leurs connaissances. Au terme de ce cursus, les compétences acquises sont validées soit par un diplôme, soit par un certificat de qualification, à haute valeur ajoutée.

Les diplômes obtenus en alternance sont donc des passeports efficaces pour l’emploi, mais ils se monnaient en unités temps, efforts, volonté. Ils exigent des sacrifices consentis de bonne heure en termes de vacances et de mobilité. Mais c’est également de bonne heure qu’ils ont l’immense avantage de soulager d’une pénible incertitude sur leur avenir ceux qui sont déterminés à faire fructifier le plus périssable des atouts : la jeunesse.

Mars 2011 / Thierry Montoriol

Quand et où engager ses recherches ?

Les mois de mars et avril sont les périodes les plus actives, riches en salons et manifestations comme les Mercredis de l’apprentissage.

Apprentissage et Professionnalisation : quelles différences ?

On pourrait s’étonner de voir co-exister deux options différentes de l’alternance, donnant d’un principe à l’efficacité éprouvée une image brouillonne. Pour autant, même étroites, ces différences existent :

La rémunération :

Peu d’écarts entre les deux formules, sinon qu’avec le contrat de professionnalisation (CP) la rémunération est plus forte pour les plus de 26 ans qui ne peuvent en aucun cas être assujettit à un barème inférieur au SMIC (1365 euros bruts) et parfois supérieure selon les conventions collectives appliquées dans l’entreprise d’accueil.

La durée :

La différence est plus marquée : deux à trois ans d’études pour l’apprentissage. Durée réduite à 6 ou 12 mois au maximum pour le CP.

Le rythme :

L’apprentissage consacre plus de temps à l’étude (en général 2/3 du total) qu’ à la formation. Le Contrat de Professionnalisation beaucoup moins (1/3 voire 1/4 du temps).

L’âge d’accès :

De 16 à 25 ans au maximum pour les apprentis. De 16 à plus de 26 ans pour les étudiants et les demandeurs d’emploi candidats au CP.

Valeur du diplôme ou certificat :

Équivalent


Accédez à plus d'infos sur les différences entre apprentissage et professionnalisation en lisant le judicieux tableau réalisé par la Chambre de Commerce et d'Industrie de Paris (document PDF à lire et à télécharger) >Tableau comparatif apprentissage et professionnalisation
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